Tshisekedi a pu voter in extremis hier. Photo AFP
Notons que onze candidats, dont le président sortant Joseph Kabila, briguent la présidence, et près de 19 000 les 500 sièges de l’Assemblée nationale. Face au grand favori, l’opposition s’est présentée en ordre dispersé, Étienne Tshisekedi n’ayant pas réussi à rassembler les autres candidats autour de lui face à M. Kabila qui a disposé de gros moyens et des médias d’État durant tout le mois de la campagne électorale.
Dimanche soir, le président sortant avait rappelé l’enjeu du scrutin : « Notre pays vient de loin, d’une situation de guerre et de conflits en tout genre (...). Cette élection est un scrutin pour la stabilité et l’avenir », pour ne pas « revenir à la case départ ».
Le vote a été entaché de violences, à Lubumbashi – capitale de la province du Katanga – entre 7 et 11 personnes ont ainsi été tuées, selon des sources officielles, dont deux policiers et une électrice. À l’aube, la ville avait déjà été le théâtre d’une attaque d’hommes armés contre un convoi transportant du matériel électoral, et des tirs en rafales d’armes automatiques avaient été entendus provoquant un mouvement de panique. Plus à l’ouest, à Kananga, fief de M. Tshisekedi, des bureaux de vote ont été incendiés après la découverte d’urnes contenant déjà des bulletins avant le début du scrutin, a rapporté une source onusienne.
À Kinshasa, M. Tshisekedi, qui a été empêché dans un premier temps de voter par la police, a finalement réussi à le faire dans un autre bureau de la capitale.
Rappelons qu’après les violences politiques de fin de campagne, les élections avaient été qualifiées comme étant à risque.
(Source : AFP)

