La sortie du premier roman de Kerouac, « The Sea Is My Brother », devrait donner à l’écrivain le titre d’auteur le plus prolifique, à titre posthume.
OLJ /
le 28 novembre 2011 à 00h06
Jack Kerouac, un écrivain en révolte même après sa mort.
Depuis sa mort, en 1969, il a alors 47 ans, on compte avec peine le nombre de textes qui ont été découverts, redécouverts, et ainsi publiés. Pourtant, ce nouveau livre, The Sea Is My Brother, est porteur d’espoirs. L’histoire est celle d’un jeune marin marchand, entre 42 et 43. Une histoire assez légère, qui reprend des écrits de jeunesse, et notamment des échanges et extraits de correspondance entre Kerouac et son ami d’enfance, celui qui deviendra son beau-frère, Sebastian Sampas. Dans le roman, les deux personnages, un vieux marin, Wesley Martin, et un professeur de l’université de Columbia, Bill Everhart, envisagent un départ pour le Groenland, transportant des armes et toute une cargaison. C’est un voyage que Kerouac lui-même a entrepris. Pourtant, il n’aura passé que huit jours dans la marine: assez toutefois pour lui donner l’inspiration de ce texte. Avec une intrigue minimaliste, de l’avis de tous, c’est l’immaturité de Kerouac écrivain qui apparaît. Mais les spécialistes se frottent les mains. On y retrouve bien toutes les caractéristiques de Kerouac, et le roman affiche la couleur. Après tout, Kerouac avait 20 ans quand il a écrit ce texte. Ces 158 pages n’auraient d’ailleurs pas été publiées de nos jours, estiment certains critiques, si le texte n’avait pas été signé de Kerouac. C’est un brouillon d’idées, et de style, mais on perçoit déjà la plume et le futur... Une simple «révolte d’un homme contre la société telle qu’elle est, avec ses inégalités, les frustrations et les angoisses qu’elle inflige», expliquait Kerouac lui-même. La réelle valeur de cet ouvrage réside dans ce que l’on découvre de l’auteur. Il n’aura pas toujours été ce prince de la Beats Generation; c’est tout une évolution qui a commencé avec ce premier texte, avant d’atteindre la maturité de l’homme que l’on connaît mieux. Retrouvé en février 2009, The Sea Is My Brother raconte une quête pour échapper à la société, en s’enfuyant vers les océans. Il se brisera contre une terrible et «horrible solitude», comme le rapporte le Guardian. Cette publication s’inscrit également dans un renouveau de plusieurs travaux d’auteurs de cette époque, comme ce fut le cas avec la parution l’an passé de And The Hippos Were Boiled In Their Tanks, une collaboration farfelue et autobiographique de Kerouac avec William Burroughs, datant de 1945.
Depuis sa mort, en 1969, il a alors 47 ans, on compte avec peine le nombre de textes qui ont été découverts, redécouverts, et ainsi publiés. Pourtant, ce nouveau livre, The Sea Is My Brother, est porteur d’espoirs. L’histoire est celle d’un jeune marin marchand, entre 42 et 43. Une histoire assez légère, qui reprend des écrits de jeunesse, et notamment des échanges et extraits de correspondance entre Kerouac et son ami d’enfance, celui qui deviendra son beau-frère, Sebastian Sampas. Dans le roman, les deux personnages, un vieux marin, Wesley Martin, et un professeur de l’université de Columbia, Bill Everhart, envisagent un départ pour le Groenland, transportant des armes et toute une cargaison. C’est un voyage que Kerouac lui-même a entrepris. Pourtant, il n’aura passé que huit jours dans la marine: assez...
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