La majorité des deux millions de chiites saoudiens vit dans la province orientale riche en pétrole et se plaignent d’être marginalisés. Hier, des religieux chiites ont demandé lors de la prière hebdomadaire musulmane des gestes d’apaisement des autorités pour répondre aux revendications des membres de cette communauté. « Le gouvernement est appelé à un geste d’apaisement consistant à mettre fin aux discriminations pour apaiser et soigner les blessures », a ainsi déclaré cheikh Hassan Saffar. Un autre religieux, Hassan Nimr, a appelé les autorités à « cesser de mettre en doute la loyauté des chiites » à la famille royale.
En revanche, le mufti saoudien, cheikh Abdel Aziz el-Cheikh, cité hier par le quotidien Okaz, a accusé les « fauteurs de troubles de Qatif d’appartenir à une bande qui tient ses ordres de l’étranger », dans une allusion à l’Iran.
(Source : AFP)

