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La Russie s'oppose toujours à toute sanction ou pression contre la Syrie

Moscou s'oppose toujours à toute sanction ou pression à l'égard de la Syrie, a déclaré vendredi le ministère russe des Affaires étrangères, prônant un dialogue intersyrien à l'approche de l'expiration d'un ultimatum de la Ligue arabe contre le régime de Damas.

 

"A ce stade, nous avons besoin non pas de résolutions, de sanctions ou de pressions, mais d'un dialogue intersyrien", a déclaré le porte-parole, Alexandre Loukachevitch, dans des propos retransmis par la télévision russe. Il était interrogé sur la position de la Russie concernant l'ultimatum lancé jeudi par la Ligue arabe à Damas, lui donnant moins de 24 heures pour accepter l'envoi d'observateurs sous peine de sanctions.

 

M. Loukachevitch a par ailleurs réaffirmé que la Russie était opposée à toute éventuelle intervention militaire contre le régime de Bachar al-Assad. "L'ingérence par la force dans les affaires syriennes est totalement inacceptable pour la Russie. Les questions de droits de l'homme ne doivent pas servir de prétexte à une telle intervention", a ajouté M. Loukachevitch.

Le colonel Riad al-Assaad, chef de l'Armée syrienne libre (ASL) qui regroupe des militaires dissidents, a réclamé jeudi un soutien international et s'est prononcé en faveur de frappes aériennes étrangères contre "certaines cibles stratégiques".

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, avait dénoncé la semaine dernière le rôle dévastateur en Syrie de pays étrangers, sans les nommer, estimant qu'ils cherchaient à aggraver les violences pour s'ingérer dans les affaires intérieures.

Moscou estime que l'opposition est aussi responsable des violences qui ont fait au moins 3.500 morts depuis le mois de mars, selon un dernier bilan des Nations unies.

 

Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a par ailleurs indiqué que Moscou examinait la proposition soumise par la France à ses partenaires européens et américains de créer des "corridors humanitaires" en Syrie. "Nous essayons de comprendre de quoi il s'agit concrètement. Je pense que nous reviendrons sur cette question quand il y aura une plus grande clarté", a déclaré M. Loukachevitch.

L'idée de corridors humanitaires en Syrie a été évoquée pour la première fois mercredi par le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, à l'issue d'une rencontre à Paris avec le dirigeant du Conseil national syrien (CNS, opposition), Burhan Ghalioun.

Moscou s'oppose toujours à toute sanction ou pression à l'égard de la Syrie, a déclaré vendredi le ministère russe des Affaires étrangères, prônant un dialogue intersyrien à l'approche de l'expiration d'un ultimatum de la Ligue arabe contre le régime de Damas.
 
"A ce stade, nous avons besoin non pas de résolutions, de sanctions ou de pressions, mais d'un dialogue intersyrien", a déclaré le porte-parole, Alexandre Loukachevitch, dans des propos retransmis par la télévision russe. Il était interrogé sur la position de la Russie concernant l'ultimatum lancé jeudi par la Ligue arabe à Damas, lui donnant moins de 24 heures pour accepter l'envoi d'observateurs sous peine de sanctions.
 
M. Loukachevitch a par ailleurs réaffirmé que la Russie était opposée à toute éventuelle intervention militaire contre le régime...