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Sport - Tennis - Masters De Londres

La vie est belle pour Roger Federer

Après avoir pulvérisé Rafael Nadal et battu Mardy Fish (6-1, 3-6, 6-3) hier, Roger Federer fait plus que jamais figure de grand favori du dernier tournoi de la saison.
Le Suisse est actuellement en pleine possession de ses moyens physiques, contrairement à ses principaux rivaux.

Déjà qualifié pour les demi-finales avant même de fouler le court, Federer a joué le jeu à fond hier face à Mardy Fish. Le résultat en lui-même importait peu, mais Federer a tenu à poursuivre sa belle série. Il reste désormais sur 15 victoires consécutives et a remporté 20 de ses 21 derniers matches. Sa seule défaite date de l’US Open, en demi-finales, face à Djokovic. Glyn Kirk/AFP

Étonnant comme la roue tourne vite. Il y a quelques semaines encore, Roger Federer était bon à jeter aux orties. Oui, papy avait encore quelques jolis coups dans sa raquette, mais pour être le maître du monde, il ne fallait plus rêver. La nouvelle hiérarchie du circuit était limpide : le patron, c’était Djokovic. Nadal, son principal challenger. Même Murray avait eu l’audace de bouter le recordman des victoires en grand chelem hors du podium planétaire. Federer 4e mondial, ça commençait sérieusement à sentir l’écurie. Et voilà que soudain, Federer, au moins momentanément, semble être redevenu la référence du circuit.
En cette fin d’année où Djokovic, Nadal et Murray se traînent presque comme des petits vieux, le trentenaire de Bâle gambade comme aux plus beaux jours. Quel contraste saisissant entre eux et lui. Federer pète la forme depuis qu’il a repris la compétition après sa coupure de six semaines. « Pour la première fois depuis des mois, je n’ai mal nulle part », a-t-il encore répété à Londres. Et l’ancien numéro un mondial de rappeler qu’il a souvent joué blessé ces dernières années. « Même quand j’ai gagné le Masters en 2007 contre Ferrer, j’avais déjà ma mononucléose, rappelle-t-il. Mais j’ai su passer outre. J’ai toujours fonctionné comme ça, parce que j’ai dû apprendre à gérer tous ces problèmes physiques. Même blessé, j’ai toujours réussi à garder un niveau de jeu élevé, peut-être parce que j’ai un jeu assez offensif. C’est un avantage dans ce cas là. »

« Une de mes plus belles victoires »
Paradoxalement, c’est donc à 30 ans passés que Federer peut profiter à fond de son corps. Et on voit la différence. En ce moment, il est, à nouveau, le meilleur joueur du monde. Attention, c’est une vérité conjoncturelle, pas une garantie pour les mois à venir. Il ne s’agit pas d’annoncer un grand chelem du Suisse en 2012. Mais à l’inverse, oser affirmer que le Federer de cet automne 2011 ne remportera plus jamais de titre majeur relève, au mieux, de la mauvaise foi. La façon dont il a désintégré Rafael Nadal (6-3, 6-0) à Londres, et sa belle victoire sur Fish hier (6-1, 3-6, 6-3), malgré un petit passage à vide lors du deuxième set, suffisent à témoigner de son niveau de jeu actuel. Il ne l’a d’ailleurs pas caché : la victoire sur Nadal va prendre place dans son panthéon personnel. Bien sûr, ce n’était qu’un match de poules. Bien sûr, ce n’était pas du grand Nadal en face. Mais peu importe. « Oui, c’est une de mes plus belles victoires, a-t-il estimé. J’ai connu de belles victoires dans ma carrière, mais celle-ci se place très haut, parce qu’elle a été obtenue contre mon plus grand rival et de manière extrêmement convaincante. Il faut jouer différemment contre Rafa, il vous impose un autre challenge. Il faut prendre le dessus du fond du court. J’ai réussi à faire ça et je suis vraiment heureux. » C’est vrai, jamais Federer n’avait dominé Nadal de la sorte. Même en indoor, où il a pourtant toujours battu le Majorquin (toujours au Masters, d’ailleurs).
         (Source : AFP)
Étonnant comme la roue tourne vite. Il y a quelques semaines encore, Roger Federer était bon à jeter aux orties. Oui, papy avait encore quelques jolis coups dans sa raquette, mais pour être le maître du monde, il ne fallait plus rêver. La nouvelle hiérarchie du circuit était limpide : le patron, c’était Djokovic. Nadal, son principal challenger. Même Murray avait eu l’audace de bouter le recordman des victoires en grand chelem hors du podium planétaire. Federer 4e mondial, ça commençait sérieusement à sentir l’écurie. Et voilà que soudain, Federer, au moins momentanément, semble être redevenu la référence du circuit.En cette fin d’année où Djokovic, Nadal et Murray se traînent presque comme des petits vieux, le trentenaire de Bâle gambade comme aux plus beaux jours. Quel contraste saisissant entre eux et...
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