Le Hezbollah a tout de suite dressé un cordon de sécurité sur un périmètre d’un kilomètre à la ronde, empêchant les forces de l’ordre, l’armée, la Finul et la presse de se rendre sur les lieux.
De plus, des ambulances ultramodernes ont été vues sillonnant les routes de Siddiqine, alors que des voitures aux vitres fumées ont fait la navette entre le lieu de l’explosion et l’autoroute menant de Tyr vers Beyrouth. Des responsables du Hezbollah à Beyrouth se seraient donc rendus sur place pour évaluer les dégâts.
L’armée libanaise a publié en fin d’après-midi un communiqué soulignant que « suite à un bruit d’explosion entendu dans la forêt de Siddiqine, une patrouille a inspecté les lieux mais n’a réussi à rien trouver. Le bruit serait donc dû à l’explosion d’une mine antipersonnel ou d’une bombe à sous-munitions » laissées par les Israéliens après la guerre de 2006.
Le porte-parole adjoint des Casques bleus, Andrea Tenenti, a démenti des rumeurs selon lesquelles une équipe de la Finul a été dépêchée sur les lieux de l’explosion, notant que « la Finul ne dispose pas d’informations à ce sujet et qu’elle travaille en coopération avec l’armée libanaise ».
Une source sécuritaire confirme...
Une source sécuritaire qui a tenu à garder l’anonymat a indiqué de son côté que « l’explosion se serait produite dans un arsenal du Hezbollah à cause d’une erreur technique ou d’un sabotage ».
Pour sa part, le Hezbollah a publié un communiqué soulignant que « l’explosion de Siddiqine n’est en aucun cas reliée à une cache d’armes ou à une permanence du parti. Les rumeurs véhiculées par les médias n’ont aucun fondement ».
Pour sa part, le député Hezbollah Nawaf Moussaoui a indiqué qu’il « ne faut pas sauter aux conclusions avant de voir les résultats de l’enquête menée par les forces de sécurité ». Il a mis en garde contre le fait « de se baser sur des chimères et des analyses futiles ». « Il ne faut pas se baser sur des conclusions hâtives comme c’était le cas lors de l’explosion d’Antélias », a-t-il estimé.
Cette explosion n’est pas la première du genre, d’autres ont eu lieu dans les zones d’influence du Hezbollah au Liban-Sud notamment. Ainsi, le 14 août 2009, une cache d’armes a explosé à Kherbet Selm. Elle a été évaluée à l’équivalent de 1 500 kilogrammes de TNT. La Finul avait été empêchée d’inspecter les lieux. Le 23 août 2009, une violente altercation avait éclaté entre les habitants de Marwahine, village sunnite du Liban-Sud, et le Hezbollah qui voulait entreposer des armes dans la zone. Les membres du parti intégriste avaient encerclé les lieux et tiré en l’air pour disperser les habitants.
Le 13 octobre 2009, une explosion a secoué le village de Tair Felsay. Elle avait eu lieu au domicile d’un responsable du Hezbollah.Le 29 décembre 2009, une explosion a secoué la permanence de Hamas dans la banlieue sud.
En octobre 2010, une autre explosion a soufflé un immeuble de trois étages à Chéhabyé, dans le caza de Bint Jbeil. Le bâtiment servait de cache d’armes au Hezbollah. Le 29 juillet 2011, une explosion a eu lieu dans la banlieue sud, faisant un mort. Comme d’habitude, le Hezbollah a dressé un cordon de sécurité empêchant les forces de l’ordre et l’armée d’intervenir. Le 8 septembre 2011, le même genre d’explosion s’est produit à Saksakieh.


Cher Pierre, c'étaient des jeunes qui lançaient des pétards ! Pas même une bonbonne de gaz. Ne gonflons pas les choses. Pourquoi vouloir faire d'un grand BOEUF une petite grenouille ? Anastase Tsiris
10 h 49, le 24 novembre 2011