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Liban - Sécurité

Explosion d’une cache d’armes du Hezbollah à Siddiqine, l’armée minimise l’incident

Pour la cinquième fois en l’espace de trois ans, un dépôt d’armes du Hezbollah a explosé au Liban-Sud près de la localité de Siddiqine et le scénario habituel s’est répété : les militants du Hezb ont dressé un cordon de sécurité empêchant l’armée, la presse et les curieux de s’approcher des lieux de l’incident.
Dans la nuit de mardi à mercredi, une importante explosion a secoué la zone de Khallet Saleh, broussailleuse et inhabitée, située entre les villages de Siddiqine et Jbal el-Botom dans le caza de Tyr.
Le Hezbollah a tout de suite dressé un cordon de sécurité sur un périmètre d’un kilomètre à la ronde, empêchant les forces de l’ordre, l’armée, la Finul et la presse de se rendre sur les lieux.
De plus, des ambulances ultramodernes ont été vues sillonnant les routes de Siddiqine, alors que des voitures aux vitres fumées ont fait la navette entre le lieu de l’explosion et l’autoroute menant de Tyr vers Beyrouth. Des responsables du Hezbollah à Beyrouth se seraient donc rendus sur place pour évaluer les dégâts.
L’armée libanaise a publié en fin d’après-midi un communiqué soulignant que « suite à un bruit d’explosion entendu dans la forêt de Siddiqine, une patrouille a inspecté les lieux mais n’a réussi à rien trouver. Le bruit serait donc dû à l’explosion d’une mine antipersonnel ou d’une bombe à sous-munitions » laissées par les Israéliens après la guerre de 2006.
Le porte-parole adjoint des Casques bleus, Andrea Tenenti, a démenti des rumeurs selon lesquelles une équipe de la Finul a été dépêchée sur les lieux de l’explosion, notant que « la Finul ne dispose pas d’informations à ce sujet et qu’elle travaille en coopération avec l’armée libanaise ».

Une source sécuritaire confirme...
Une source sécuritaire qui a tenu à garder l’anonymat a indiqué de son côté que « l’explosion se serait produite dans un arsenal du Hezbollah à cause d’une erreur technique ou d’un sabotage ».
Pour sa part, le Hezbollah a publié un communiqué soulignant que « l’explosion de Siddiqine n’est en aucun cas reliée à une cache d’armes ou à une permanence du parti. Les rumeurs véhiculées par les médias n’ont aucun fondement ».
Pour sa part, le député Hezbollah Nawaf Moussaoui a indiqué qu’il « ne faut pas sauter aux conclusions avant de voir les résultats de l’enquête menée par les forces de sécurité ». Il a mis en garde contre le fait « de se baser sur des chimères et des analyses futiles ». « Il ne faut pas se baser sur des conclusions hâtives comme c’était le cas lors de l’explosion d’Antélias », a-t-il estimé.
Cette explosion n’est pas la première du genre, d’autres ont eu lieu dans les zones d’influence du Hezbollah au Liban-Sud notamment. Ainsi, le 14 août 2009, une cache d’armes a explosé à Kherbet Selm. Elle a été évaluée à l’équivalent de 1 500 kilogrammes de TNT. La Finul avait été empêchée d’inspecter les lieux. Le 23 août 2009, une violente altercation avait éclaté entre les habitants de Marwahine, village sunnite du Liban-Sud, et le Hezbollah qui voulait entreposer des armes dans la zone. Les membres du parti intégriste avaient encerclé les lieux et tiré en l’air pour disperser les habitants.
Le 13 octobre 2009, une explosion a secoué le village de Tair Felsay. Elle avait eu lieu au domicile d’un responsable du Hezbollah.Le 29 décembre 2009, une explosion a secoué la permanence de Hamas dans la banlieue sud.
En octobre 2010, une autre explosion a soufflé un immeuble de trois étages à Chéhabyé, dans le caza de Bint Jbeil. Le bâtiment servait de cache d’armes au Hezbollah. Le 29 juillet 2011, une explosion a eu lieu dans la banlieue sud, faisant un mort. Comme d’habitude, le Hezbollah a dressé un cordon de sécurité empêchant les forces de l’ordre et l’armée d’intervenir. Le 8 septembre 2011, le même genre d’explosion s’est produit à Saksakieh.
Dans la nuit de mardi à mercredi, une importante explosion a secoué la zone de Khallet Saleh, broussailleuse et inhabitée, située entre les villages de Siddiqine et Jbal el-Botom dans le caza de Tyr. Le Hezbollah a tout de suite dressé un cordon de sécurité sur un périmètre d’un kilomètre à la ronde, empêchant les forces de l’ordre, l’armée, la Finul et la presse de se rendre sur les lieux. De plus, des ambulances ultramodernes ont été vues sillonnant les routes de Siddiqine, alors que des voitures aux vitres fumées ont fait la navette entre le lieu de l’explosion et l’autoroute menant de Tyr vers Beyrouth. Des responsables du Hezbollah à Beyrouth se seraient donc rendus sur place pour évaluer les dégâts. L’armée libanaise a publié en fin d’après-midi un communiqué soulignant que « suite à un...
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Cher Pierre, c'étaient des jeunes qui lançaient des pétards ! Pas même une bonbonne de gaz. Ne gonflons pas les choses. Pourquoi vouloir faire d'un grand BOEUF une petite grenouille ? Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

10 h 49, le 24 novembre 2011

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Commentaires (5)

  • Cher Pierre, c'étaient des jeunes qui lançaient des pétards ! Pas même une bonbonne de gaz. Ne gonflons pas les choses. Pourquoi vouloir faire d'un grand BOEUF une petite grenouille ? Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    10 h 49, le 24 novembre 2011

  • Ce n'est qu'une bonbonne de Gaz! Ah non pas cette fois!? le truc était trop gros et cela n'a pas convaincu la première fois alors on retourne a la traditionnelle accusation: Ce sont les JUIFS!!! . a la ligne! Faut pas réfléchir, pas parler, pas douter, pas analyser, c'est toujours la faute aux Juifs ou aux ... Italiens!!!

    Pierre Hadjigeorgiou

    05 h 11, le 24 novembre 2011

  • Le Hezbollah a dressé un cordon de sécurité sur un périmètre d’un kilomètre à la ronde, empêchant les forces de l’ordre, l’armée, la Finul et la presse de se rendre sur les lieux. Vive l 'Indépendance . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    05 h 08, le 24 novembre 2011

  • Bon... il font bien et exprès de ne pas signer cet article! Car affirmer qu'il s'agit d'une cache d'armes du Hezb avant qu'il y ait le moindre rapport officiel à ce sujet, c'est peu professionnel et surtout se substituer aux organismes habiletés à le faire (cet exactement pour ce genre d'article que l'on dit "7aki Jarayid"). Par contre émettre des doutes serait plus que légitime... et plus professionnel!

    Ali Farhat

    04 h 01, le 24 novembre 2011

  • Mais qu'est-ce que ce pays est-il devenu ? Qu'est ce que c'est "l'indépendance" qu'il vient de célébrer ? Si les choses arrivent à un point qui force à douter de la crédibilité de l'armée, alors c'est la fin des fins, le comble des combles ! Malheureusement tout indique que l'armée se laisse impliquer dans des situations louches et se laisse humilier par des forces hors-la-loi qui malmènent le Liban d'une manière devenue trop incroyable, trop insupportable. Des membres de son Service de renseignement vont à Ersal avec des éléments du Hezbollah et, à ce qu'il semble, des "chabbiha" de l'ambassade "soeur" (!!) à Beyrouth) pour kidnapper des réfugiés syriens ??!! Cela est-il vrai ou pas vrai ? L'armée a le devoir inaliénable, indispensable et urgent de dire la vérité aux citoyens, pour rétablir sa crédibilité ébranlée. Et si l'armée est empêchée de s'approcher du lieu de l'explosion à Siddiqine, comment les citoyens vont-ils pouvoir croire à n'importe quel communiqué qu'elle publie ensuite sur cet incident ? Les "explications" du député Nawaf Moussaoui, les citoyens n'en croient pas un seul mot et n'en ont cure aucune. Seules les explications crédibles de l'armée doivent prévaloir. L'armée est en train de se laisser entraîner dans le jeu irresponsable de politiciens, qui ne peut mener, au bout du chemin et de la patience, qu'à une explosion sécuritaire, à ce moment-là icontrôlable dans le pays.

    Halim Abou Chacra

    02 h 31, le 24 novembre 2011

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