Dans un communiqué, l'OCI ajoute que cette réunion ministérielle extraordinaire doit aussi "encourager" le régime du président Bachar al-Assad à mettre en oeuvre les réformes politiques promises et à examiner "un possible dialogue" entre le pouvoir et l'opposition.
La réunion se tiendra au niveau des ministres des Affaires étrangères des sept membres du comité exécutif (Arabie saoudite, Egypte, Malaisie, Sénégal, Kazakhstan, Tadjikistan et Djibouti), avec la participation du secrétaire général de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, selon un responsable de l'organisation.
Prévue à Jeddah, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, la rencontre sera aussi ouverte aux autres membres de l'OCI, qui en compte 57 au total.
Cité dans le communiqué, M. Ihsanoglu a souligné son "refus d'une intervention étrangère en Syrie" et averti que "le recours à la force ne conduira qu'à davantage de violence et d'effusion de sang".
"La poursuite de l'escalade militaire (...) fera que la Syrie s'enlisera dans des dangers internes qui menaceront la paix et la stabilité dans le pays et dans la région", a-t-il averti les autorités syriennes.
Lundi, il avait mis en garde contre le risque d'une internationalisation de la crise syrienne. Si Damas "ne se conforme pas aux demandes légitimes du peuple syrien et aux appels de l'OCI, de la Ligue arabe et de l'ONU, elle risque une internationalisation de la crise", avait dit M. Ihsanoglu.
Les troupes syriennes ont pris d'assaut samedi une localité du nord-ouest du pays bombardée à l'artillerie lourde, au lendemain de la mort de 15 civils, dont deux enfants, tués par les forces de sécurité qui dispersaient des manifestations appelant à la chute du régime dans plusieurs villes du pays.
Les violences, qui ont plus de 3.500 morts en huit mois selon l'ONU, se poursuivaient à quelques heures de l'expiration d'un ultimatum de la Ligue arabe sommant Damas de cesser la répression de la révolte populaire, sous peine de sanctions économiques.


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