Le gouvernement birman a appelé l'Occident à soutenir ses efforts d'ouverture en levant les sanctions retenues à son encontre depuis la fin des années 90, dans un entretien publié jeudi par le Wall Street Journal.
"Nous sommes sur le chemin vers la démocratie", a déclaré le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement Kyaw Hsan. "C'est un processus de réformes irréversible". "Si nous bénéficions de la coopération internationale pendant cette période, nous serons capables d'avancer bien plus vite dans notre processus de développement et bien sûr ce sera dans l'intérêt des deux parties", a estimé le ministre.
Dans ce contexte, les sanctions économiques et politiques imposées en particulier par les Etats-Unis et l'Union européenne vont "entraver notre processus de réformes et de développement", a-t-il insisté, estimant que son pays avait été contraint de se tourner vers la Chine, aujourd'hui un des principaux investisseurs en Birmanie. "Quand on se bat pour le développement, on ne peut pas choisir, nous devons accepter ce qui est le mieux pour le pays".
Ces propos interviennent alors que s'est ouvert jeudi le sommet de l'Association des nations d'Asie du Sud-Est (Asean) sur l'île indonésienne de Bali. L'Asean va sans doute accepter la candidature de la Birmanie à la présidence tournante du bloc en 2014, consacrant ainsi son retour sur la scène diplomatique régionale.
Après les élections de novembre 2010, les premières en 20 ans, et la libération de l'opposante Aung San Suu Kyi, la junte s'est auto-dissoute en mars et a transmis ses pouvoirs à un gouvernement dit "civil", mais encore contrôlé par les militaires. Ce gouvernement a notamment engagé le dialogue avec Mme Suu Kyi et libéré en octobre environ 200 prisonniers politiques.
Mais Washington et Bruxelles réclament toujours la libération des plusieurs centaines d'autres prisonniers pour envisager la levée de leurs sanctions. "Les violations des droits de l'Homme persistent. Nous continuerons donc à parler clairement des mesures que doit prendre le gouvernement birman pour améliorer ses relations avec les Etats-Unis", a déclaré jeudi le président américain Barack Obama.
"Nous sommes sur le chemin vers la démocratie", a déclaré le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement Kyaw Hsan. "C'est un processus de réformes irréversible". "Si nous bénéficions de la coopération internationale pendant cette période, nous serons capables d'avancer bien plus vite dans notre processus de développement et bien sûr ce sera dans l'intérêt des deux parties", a estimé le ministre.
Dans ce contexte, les sanctions économiques et politiques imposées en particulier par les Etats-Unis et l'Union européenne vont "entraver notre processus de réformes et de développement", a-t-il...


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