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Moyen Orient et Monde - Allemagne

Berlin admet des défaillances dans l’affaire des néonazis meurtriers

Le ministre allemand de l’Intérieur a reconnu hier des défaillances au sein des services de sécurité dans l’affaire des néonazis présumés tueurs d’étrangers qui a choqué le pays au cours du week-end.
Les visages de trois trentenaires – deux hommes aujourd’hui décédés et une femme arrêtée la semaine passée en Thüringe – s’affichent depuis samedi à la une de tous les journaux allemands, accompagnés du nom d’une organisation jusqu’ici inconnue « Nationalsozialistischer Untergrund » (NSU), « Clandestinité national-socialiste ». Beate Zschäpe, 36 ans, Uwe Mundlos, 38 ans, et Uwe Böhnhardt, 34 ans, sont soupçonnés d’avoir tué neuf personnes d’origine étrangère dans des restaurants de kebab de différentes régions d’Allemagne entre 2000 et 2006. Ils sont également mis en cause dans le meurtre d’une policière, abattue d’une balle dans la tête en 2007, et leur participation à un attentat à la bombe dans un quartier turc de Cologne en 2004 est également évoquée.
Hier, Hans-Peter Friedrich, le ministre de l’Intérieur, a appelé à une « meilleure collaboration entre la police et les services de sécurité intérieurs », reconnaissant dans le quotidien Bild, le plus lu d’Allemagne, qu’il était « très préoccupant de constater qu’aucun lien n’avait été établi (à temps) entre les milieux d’extrême droite de Thüringe et la série de meurtres commise dans toute l’Allemagne ».
Une polémique a pris forme à mesure que des informations sur ce groupe resté dans l’ombre étaient mises au jour. Selon plusieurs journaux, un atelier de fabrication de bombes artisanales avait été découvert en 1998 dans un garage loué par Beate Zschäpe à Iéna, mais le trio avait ensuite disparu.
Plusieurs personnalités politiques ont mis en cause la compétence des services de renseignements, ne comprenant pas qu’on ait perdu la trace de dangereux suspects pendant une dizaine d’années. Certains se sont interrogés sur leur utilisation éventuelle comme informateurs sur la mouvance néonazie.
Les enquêteurs cherchent désormais à savoir si la NSU comptait d’autres membres. Hier, le parquet fédéral a annoncé qu’un homme de 37 ans, Holger G., soupçonné d’avoir aidé le trio déjà identifié, avait été interpellé à Hanovre.
« Il ne fait guère de doute qu’il s’agit d’une nouvelle forme de violence d’extrême droite et c’est la raison pour laquelle le parquet fédéral a choisi l’accusation de constitution d’organisation terroriste », a souligné le ministre de l’Intérieur. « Il est trop tôt » pour parler d’un groupe terroriste en tant que tel, a toutefois affirmé un porte-parole du gouvernement.
(Source : AFP)
Le ministre allemand de l’Intérieur a reconnu hier des défaillances au sein des services de sécurité dans l’affaire des néonazis présumés tueurs d’étrangers qui a choqué le pays au cours du week-end.Les visages de trois trentenaires – deux hommes aujourd’hui décédés et une femme arrêtée la semaine passée en Thüringe – s’affichent depuis samedi à la une de tous les journaux allemands, accompagnés du nom d’une organisation jusqu’ici inconnue « Nationalsozialistischer Untergrund » (NSU), « Clandestinité national-socialiste ». Beate Zschäpe, 36 ans, Uwe Mundlos, 38 ans, et Uwe Böhnhardt, 34 ans, sont soupçonnés d’avoir tué neuf personnes d’origine étrangère dans des restaurants de kebab de différentes régions d’Allemagne entre 2000 et 2006. Ils sont également mis en cause dans le...
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