La Turquie est opposée à l'idée de frappes militaires contre l'Iran, a déclaré samedi le ministre turc des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu.
"Le fait même de parler d'une éventuelle intervention militaire dans la région n'est pas correct (...) Nous sommes opposés à une telle intervention et pensons qu'elle provoquerait plus d'instabilité", a déclaré M. Davutoglu, qui s'exprimait à Ankara, selon l'agence de presse turque Anatolie.
"Il n'est pas acceptable que des pays, qui sont eux-mêmes soupçonnés d'avoir des armes nucléaires, provoquent de nouvelles tensions dans notre région", a-t-il ajouté, dans une référence claire à Israël.
"Il faut éliminer les armes nucléaires, pas seulement dans tel ou tel pays, mais dans toute la région", a ajouté le ministre turc.
Il a appelé l'Iran et l'AIEA à "la clarté" et à "l'ouverture" concernant leurs déclarations et conclusions sur cette question du nucléaire à des fins militaires. Les déclarations de l'AIEA doivent s'appuyer sur des "preuves concrètes", a-t-il dit.
Des responsables israéliens ont agité ces derniers jours la menace d'une attaque contre des installations nucléaires iraniennes, au moment où l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a fait part de ses "sérieuses inquiétudes" quant à une "possible dimension militaire" du programme nucléaire iranien.


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