La 332e Air Expeditionary Wing, une unité de l’armée de l’air, a été la dernière à quitter la base. « Balad était le meilleur centre de soins et pouvait se targuer d’avoir pu garder en vie 98 % des soldats américains et irakiens blessés qui y étaient admis », a souligné le porte-parole.
Par ailleurs, ce qui fut durant huit ans la base névralgique américaine en Irak, avec notamment le quartier général de l’armée et la prison de Saddam Hussein, sera bientôt cédée aux Irakiens. Les soldats américains s’apprêtent à fermer Victory Base Complex (VBC), qui ressemblait à une petite ville des États-Unis, avec ses villas en préfabriqué, ses rues Liberty, Victory ou Lost Lake, ses supermarchés et ses « fast-food ».
« Le VBC passera aux mains du gouvernement irakien dans les premières semaines de décembre », confie ainsi le général Brad Becker, commandant en second des unités de soutien et de logistique des forces américaines stationnées dans le centre et le sud de l’Irak. Il ne reste plus aujourd’hui que 4 000 soldats et 4 500 contractuels alors qu’au plus fort de la lutte contre l’insurrection, ils étaient 100 000, dont 42 000 militaires, explique le lieutenant-colonel Jerry Brooks, « l’historien » des forces américaines en Irak.
Certains secteurs du complexe ont déjà été transférés aux Irakiens, dont cinq des neuf palais construits par Saddam Hussein avec leurs palmiers et leurs lacs artificiels.
Dans le camp Victory se trouvent aussi deux villas à moitié détruites sur une petite île artificielle accessible seulement par un pont-levis. C’est à l’intérieur de l’une d’elles qu’ont vécu jusqu’à leur exécution Saddam Hussein et son cousin Ali Hassan Majid, connu sous le sobriquet de « Ali le Chimique ».
(Source : AFP)

