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Liban

Les alaouites du Liban suivent avec anxiété la révolte en Syrie

Photos du président syrien Bachar el-Assad et de son père, l’ancien président Hafez el-Assad, décorant une rue à Jabal Mohsen.

Dans le quartier démuni de Jabal Mohsen à Tripoli, la communauté alaouite suit avec anxiété les troubles en Syrie où le président Bachar el-Assad fait face à un mouvement de contestation sans précédent, raconte Khaled Soubeih, dans un reportage de l’AFP.
« La Syrie est notre voisine, c’est notre frère et notre mère », déclare Abdel Latif Saleh, un responsable du principal parti alaouite, branche de l’islam chiite qui détient depuis 1970 les postes-clés du pouvoir en Syrie.
« Nous n’oublierons jamais les sacrifices consentis par l’armée syrienne au Liban et nous soutenons le régime syrien car il se bat seul contre les États-Unis et Israël », lance cet élu local. « Sans eux, le Liban n’aurait jamais retrouvé la paix », soutient-il.
L’avis de M. Saleh est partagé par l’ensemble des habitants de ce quartier, où vivent la majorité des quelque 120 000 alaouites libanais. Cette communauté compte quelque deux millions de fidèles en Syrie, environ 10 % de la population à majorité musulmane sunnite.
Des portraits de Bachar el-Assad et de son père défunt Hafez décorent les rues de l’enclave perchée sur une colline et entourée de quartiers sunnites, qui pour la plupart soutiennent la révolte inédite que le régime syrien tente de mater dans le sang depuis près de huit mois.
Tripoli a été à maintes fois le théâtre d’accrochages meurtriers entre les résidents de Jabal Mohsen et ceux du quartier voisin sunnite de Bab el-Tebbaneh. En juin, une bataille rangée provoquée par une manifestation anti-Assad avait fait sept morts.
Les développements en Syrie « affecteront naturellement les alaouites du Liban car ils redéfiniront un nouvel équilibre de forces », estime Marwan Rowayheb, professeur de sciences politiques à la Lebanese American University (LAU).
Mais si la situation « se complique » pour le régime syrien, M. Rowayheb n’exclut pas que « les alaouites du Liban s’en distancent en mettant en avant le fait qu’ils sont avant tout libanais ».
Les alaouites de Jabal
Mohsen assurent pourtant qu’ils soutiendront Bachar el-Assad jusqu’au bout, malgré la répression qui a fait plus de 3 000 morts depuis le 15 mars en Syrie.
« Nous nous tiendrons du côté du président Bachar jusqu’à la fin. Comme tout le monde peut le voir, il introduit des réformes », assure Mahmoud Zeitoun, assis dans sa petite épicerie.
« Ce qui se passe réellement en Syrie n’est pas du tout ce qu’on voit à la télévision » avec les images des manifestations massives appelant à la chute du régime et des victimes tuées par la répression, affirme Rabih Mohammad, qui a déroulé un drapeau syrien devant son café. « Il y a un complot contre le président Assad, soutient-il. Les Frères musulmans et les saboteurs veulent faire tomber la Syrie. »
En 1982, le président syrien Hafez el-Assad avait lancé son armée pour mater une rébellion des Frères musulmans, mouvement interdit en Syrie, dans la ville de Hama (centre). Les troupes syriennes étaient entrées aussi à Tripoli, où elles avaient combattu les partis locaux sunnites.
Ces souvenirs restent vifs et les habitants de Tripoli retiennent leur souffle et espèrent. « Nous avons une longue histoire de confrontations confessionnelles et les craintes sont justifiées, mais nous refusons d’être pris dans un nouveau cycle de violences, explique Ali Fedda, propriétaire d’une échoppe à Jabal Mohsen.
Malheureusement pour nous, la stabilité à Jabal Mohsen évolue comme la Bourse, au gré des développements politiques. »
Dans le quartier démuni de Jabal Mohsen à Tripoli, la communauté alaouite suit avec anxiété les troubles en Syrie où le président Bachar el-Assad fait face à un mouvement de contestation sans précédent, raconte Khaled Soubeih, dans un reportage de l’AFP.« La Syrie est notre voisine, c’est notre frère et notre mère », déclare Abdel Latif Saleh, un responsable du principal parti alaouite, branche de l’islam chiite qui détient depuis 1970 les postes-clés du pouvoir en Syrie.« Nous n’oublierons jamais les sacrifices consentis par l’armée syrienne au Liban et nous soutenons le régime syrien car il se bat seul contre les États-Unis et Israël », lance cet élu local. « Sans eux, le Liban n’aurait jamais retrouvé la paix », soutient-il. L’avis de M. Saleh est partagé par l’ensemble des habitants...
commentaires (6)

Demandez aux Tripolitains qui savent qu'ils sont armés comme des hérissons. Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

12 h 19, le 09 novembre 2011

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Commentaires (6)

  • Demandez aux Tripolitains qui savent qu'ils sont armés comme des hérissons. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    12 h 19, le 09 novembre 2011

  • S'ils continuent a servir les intérêts autre que ceux du Liban, ils n'auront d'autre choix qu'a rentrer chez la mamma Souria et nous foutre la paix!

    Pierre Hadjigeorgiou

    07 h 23, le 09 novembre 2011

  • Don Quichotte a parlé!

    Pierre Hadjigeorgiou

    07 h 21, le 09 novembre 2011

  • Comme dans les nuits sinistres de la guerre libanaise , tout changement de pouvoir en Syrie poussera malheureusement les alaouites de Tripoli à devenir de nouveaux réfugiés en l 'abscence d' un Etat fort libanais pour les protéger . Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    04 h 03, le 09 novembre 2011

  • Je préfère Libanais alaouites....que Alaouites libanais..pas vous?Quant à toucher aux cheveux,cher André,je crains que tu ne sois en retard de deux ou trois évènements!

    GEDEON Christian

    03 h 30, le 09 novembre 2011

  • - - Personne n'a intérêt à toucher à un seul cheveu , à n'importe quel Alaouite au liban , que ça soit à Tripoli ou ailleurs , et ça , les Sunnites d'al moustakbal le savent très bien .. Ils ne sont pas seul croyez moi .

    JABBOUR André

    00 h 49, le 09 novembre 2011

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