Hérat est l’une des sept premières zones du pays où l’OTAN a commencé à transmettre en juillet la responsabilité de la sécurité aux forces afghanes, dans le cadre du processus « de transition » censé s’achever fin 2014, en même temps que le retrait des troupes de combat étrangères d’Afghanistan. Le président afghan Hamid Karzaï n’a finalement pas annoncé mercredi, comme initialement prévu, la liste des zones du pays devant figurer dans la deuxième tranche du processus.
Il n’en reste pas moins que la situation « s’améliore en Afghanistan malgré les attaques spectaculaires menées ces derniers jours par les talibans », a affirmé hier le secrétaire général de l’OTAN, Anders Fogh Rasmussen. « Ces attaques spectaculaires font les gros titres », mais « la situation d’ensemble est différente : le nombre d’attaques baisse et l’ennemi a été affaibli », a-t-il déclaré à Bruxelles. Ces attaques « ne permettent pas aux ennemis de l’Afghanistan de gagner du terrain ou de maintenir leurs positions », selon lui. Globalement, « le nombre d’attaques a baissé de 26 % entre juillet et septembre par rapport à la même période de l’an dernier », a assuré M. Rasmussen, rappelant que la priorité de l’OTAN est de « maintenir une forte pression militaire sur le réseau Haqqani », le groupe d’insurgés le plus actif et le plus redouté des forces internationales en Afghanistan.
Signalons qu’un soldat britannique a été tué hier par balle dans le sud de l’Afghanistan, où sa patrouille a été attaquée.
Parallèlement, au moins trois rebelles présumés ont été tués hier dans un bombardement de drone américain dans les zones tribales du nord-ouest du Pakistan, sanctuaire d’el-Qaëda et de ses alliés talibans, ont annoncé des responsables pakistanais. L’avion sans pilote a tiré deux missiles sur un ensemble de maisons à Darpakhel Sarai, un bastion du réseau Haqqani, dans le Waziristan du Nord, frontalier de l’Afghanistan.
(Source : AFP)


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