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Moyen Orient et Monde - France

Le site de « Charlie Hebdo » piraté par des hackers turcs

Un groupe de hackers turcs a revendiqué le piratage du site Internet de Charlie Hebdo, l’hebdomadaire satirique français dont les locaux ont été incendiés dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, a indiqué hier le site nouvelobs.com. Ce groupe, Akincilar, a justifié sa démarche comme « une lutte contre une publication qui attaque (ses) croyances et (ses) valeurs morales ». La page d’accueil a été remplacée par une photo de la grande mosquée de La Mecque en plein pèlerinage, avec ces mots : « No God but Allah. »
En outre, le site de l’hebdomadaire était inaccessible car la société qui gère l’hébergement, Bluevision, basée en Belgique, l’a mis hors service après avoir « reçu des menaces de mort », a indiqué la journaliste et responsable du site, Valérie Manteau. Elle a également souligné que la page Facebook de Charlie Hebdo allait être fermée aux commentaires extérieurs, après avoir été envahie par des milliers de commentaires, parfois extrêmes, en français ou en arabe, de musulmans se disant indignés par la une du journal. Certains des commentaires se sont ouvertement réjouis de l’incendie qui a touché l’hebdomadaire, et il y a même eu des menaces de mort. La rédaction de l’hebdomadaire satirique a été hébergée par le quotidien de gauche Libération, qui lui a laissé quatre pages pour s’exprimer, avec cette fois-ci une caricature de Nicolas Sarkozy en une. Charlie Hebdo avait publié mercredi un numéro rebaptisé « Charia hebdo », avec une caricature du prophète Mohammad en couverture. L’hebdomadaire, réputé pour son humour transgressif tous azimuts, voulait ainsi « fêter » à sa façon la victoire électorale du parti islamiste Ennahda en Tunisie et l’annonce que « la charia serait la principale source de législation de la Libye ».
Parallèlement, le recteur de la grande mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, a mis en garde hier contre toute « affirmation hasardeuse concernant les auteurs » de l’incendie criminel des locaux de Charlie Hebdo. Il a de nouveau condamné de manière « absolue » cet acte et dit « attendre avec impatience les résultats de l’enquête de police ». M. Boubakeur a aussi appelé à un usage raisonné du mot « charia », qui « fait frémir la presse et l’Occident ». « Nous sommes persuadés que les gens qui utilisent le mot charia ne connaissent même pas » la définition du mot, « très précise dans l’islam », a-t-il estimé. « C’est le système des règles qui régissent notre vie quotidienne, et si l’on peut trouver l’équivalent (...) dans le monde catholique, il y a un droit très clair, qui s’appelle le droit canon », a-t-il rappelé.
             (Source : AFP)
Un groupe de hackers turcs a revendiqué le piratage du site Internet de Charlie Hebdo, l’hebdomadaire satirique français dont les locaux ont été incendiés dans la nuit de mardi à mercredi à Paris, a indiqué hier le site nouvelobs.com. Ce groupe, Akincilar, a justifié sa démarche comme « une lutte contre une publication qui attaque (ses) croyances et (ses) valeurs morales ». La page d’accueil a été remplacée par une photo de la grande mosquée de La Mecque en plein pèlerinage, avec ces mots : « No God but Allah. »En outre, le site de l’hebdomadaire était inaccessible car la société qui gère l’hébergement, Bluevision, basée en Belgique, l’a mis hors service après avoir « reçu des menaces de mort », a indiqué la journaliste et responsable du site, Valérie Manteau. Elle a également souligné...
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