À près d’un an de la présidentielle américaine, l’indice de satisfaction du président Barack Obama est remonté à 47 %. Mandel Ngan/AFP
« Le président Barack Obama semble gagner aux yeux des électeurs dans quasiment tous les secteurs », selon Peter Brown, directeur adjoint du département des sondages de l’université. « Il progresse fortement dans les groupes où il a le plus de problèmes, les Blancs et les hommes », a-t-il souligné, notant également une progression chez les électrices. « La Maison-Blanche peut pousser un soupir de soulagement devant cette évolution, car la popularité du président était scotchée dans le bas des 40 % depuis pas mal de temps », a relevé M. Brown.
Mais l’exercice du pouvoir est souvent « frustrant » pour Obama, en particulier depuis que les républicains ont conquis la Chambre des représentants fin 2010 sur une promesse de tailler dans les dépenses. Après ce qu’il a lui-même qualifié de « raclée », M. Obama a semblé pendant quelque temps être en mesure de mettre en pratique sa vision œcuménique de la politique, en parvenant fin 2010 à une série d’accords avec ses adversaires sur la question homosexuelle dans l’armée, un traité de désarmement nucléaire avec la Russie et même un compromis fiscal. Mais 2011 est marqué par une série de batailles acharnées sur l’orientation budgétaire du pays en période de chômage obstinément élevé et de déficits abyssaux. Ces affrontements culminent en juillet avant qu’un accord ne soit trouvé de justesse au Congrès pour éviter un défaut de paiement de la première puissance mondiale.
Reste que le trajet de M. Obama vers une possible réélection n’aura pas grand-chose à voir avec sa spectaculaire ascension de 2007-2008, quand, sur un message de « changement » et « d’espoir », il avait terrassé la favorite Hillary Clinton lors de la primaire avant de triompher du républicain John McCain. La campagne de 2012 « ne va pas être aussi sexy. Elle n’aura pas autant le goût de la nouveauté. J’ai les cheveux plus gris, je suis cabossé de partout », a affirmé le président lors d’une récente tournée en Californie.
Face à ce qu’il qualifie d’obstruction des républicains, depuis un an en position de force au Congrès, M. Obama a durci le ton et affûté ses arguments, une stratégie qu’il devrait mettre en œuvre contre son futur adversaire une fois la campagne lancée pour de bon. Et si l’économie devait dominer le débat de l’élection, la Maison-Blanche essaie d’insister sur le bilan de M. Obama en matière de sécurité nationale. « Nous avons réussi à décimer el-Qaëda et à faire en sorte qu’Oussama Ben Laden ne marche plus jamais à la surface de cette terre, c’est du changement », assure M. Obama lors de ses réunions électorales.
Mais l’histoire récente montre qu’un solide bilan de politique étrangère ne vaccine pas contre un revers électoral, comme l’a appris à ses dépens George Bush père, victime d’un ralentissement économique et battu en 1992 par Bill Clinton.
(Source : AFP)


Blond, noir, brun, catho, muslim ou athé, il y a un cahier des charges à remplir et signer, obama a du le faire et on attend la surenchère pour le faire baisser dans les sondages. On a encore 11 mois et pas mal de choses à apprendre avant de comprendre pourquoi le futur président sera blond, noir , brun, catho, muslim ou athé.
11 h 42, le 03 novembre 2011