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Inter Milan : Ranieri, diplomate de crise

Claudio Ranieri, appelé au chevet de l’Inter Milan, garde le sourire et multiplie les déclarations apaisantes pendant que son équipe coule en championnat, s’accrochant à la bouée de la Ligue des champions où elle reste en tête de son groupe avant de recevoir Lille, ce soir.
« Moi je crois en ces joueurs, on peut remonter, martèle Ranieri. Nous devons toujours avoir l’esprit de sacrifice : l’orgueil des gars me laisse beaucoup d’espoir. »
Depuis son arrivée, après cinq matches ratés sous Gianpiero Gasperini, il n’a pourtant guère fait mieux en championnat, où l’Inter est à seulement un point au-dessus de la ligne de relégation.
Mais Ranieri est un spécialiste des missions de ce genre. Deux fois déjà il a pris en cours de route une équipe mal en point, et l’a redressée. En 2009-2010, il arrive à l’automne sur le banc d’une AS Rome en crise, en fond de classement, pour échouer finalement à 2 points de l’Inter dans la course au titre. Débarqué en février 2007 à Parme, alors relégable, il avait miraculeusement assuré le maintien.
Ranieri est même appelé « M. Wolf » par la presse italienne, en référence au personnage incarné par Harvey Keitel dans Pulp Fiction. Wolf, le « nettoyeur », qui « résout les problèmes ». Mais dans le film culte de Quentin Tarantino il s’agissait de faire disparaître les traces dans une voiture d’un cadavre à la tête explosée d’un coup de revolver...
Moins sanglante, sa mission à l’Inter nécessite cependant du doigté. Il distribue en public des critiques mesurées envers ses joueurs, les défendant la plupart du temps. Mauro Zarate, trop irrégulier ? : « Zarate est en forme, il jouait bien mais je l’ai remplacé par choix tactique » à la mi-temps contre la Juventus (défaite 2-1).
Diego Milito ne trouve plus le chemin du but ? « Je le ménage en attendant qu’il redevienne le Milito que nous connaissons tous », répond Ranieri, qui devrait aligner l’Argentin (présent à la conférence de presse d’avant-match) contre Lille.
Les recrues Ricky Alvarez, Luc Castaignos ou Jonathan, très décevantes jusqu’ici ? : « Ils sont dignes de l’Inter, ce sont d’excellents futurs champions, ils s’entraînent parfaitement. Si l’Inter allait à mille à l’heure, ils seraient meilleurs, c’est aussi ma faute si ça ne marche pas mieux ».
Il est si diplomate qu’on en vient à lui demander d’être plus méchant avec l’équipe : « Vous pensez que l’entraîneur va raconter en conférence de presse ce qu’il reproche à ses joueurs dans le vestiaire ? »
Toujours souriant, badin avec les médias, le Romain de 60 ans désamorce la crise, et rappelle qu’il reste « 84 points à prendre » (en fait 87) et que le titre n’est donc pas encore joué, malgré les 11 points de retard sur le leader, la Juventus Turin.
« Mon sourire, c’est parce que je suis comme ça. Je ne vais pas changer. Mais les moments où je me mets en colère, vous les verrez ! » plaisante-t-il.
Il conteste aussi que son équipe soit « bouillie » après son orgie (cinq championnats, une Ligue des champions, notamment). « Attendons la fin du championnat, moi je suis confiant, donnez-nous du temps et vous verrez, cette équipe a encore tant à donner », assure-t-il.
Mais il n’est « pas le magicien d’Oz qui résout tout avec sa baguette magique », explique-t-il, se démarquant de son vieux rival – et prédécesseur – José Mourinho, qui cite plus volontiers Harry Potter comme manieur de baguette enchantée.
Claudio Ranieri, appelé au chevet de l’Inter Milan, garde le sourire et multiplie les déclarations apaisantes pendant que son équipe coule en championnat, s’accrochant à la bouée de la Ligue des champions où elle reste en tête de son groupe avant de recevoir Lille, ce soir.« Moi je crois en ces joueurs, on peut remonter, martèle Ranieri. Nous devons toujours avoir l’esprit de sacrifice : l’orgueil des gars me laisse beaucoup d’espoir. »Depuis son arrivée, après cinq matches ratés sous Gianpiero Gasperini, il n’a pourtant guère fait mieux en championnat, où l’Inter est à seulement un point au-dessus de la ligne de relégation.Mais Ranieri est un spécialiste des missions de ce genre. Deux fois déjà il a pris en cours de route une équipe mal en point, et l’a redressée. En 2009-2010, il arrive à...
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