Les autorités de Bahreïn ont manifesté mardi leur intention de procéder à des réformes parlementaires, au lendemain d'accusations de tortures "systématiques" lors des troubles du début de l'année.
Le ministre de la Justice a indiqué que des amendements à la constitution, basés sur les conclusions du dialogue national lancé cette année pour réformer la monarchie, seraient présentés au Parlement après la fête d’al-Adha, la semaine prochaine.
Lundi, le chef d'une mission d'information chargée de faire la lumière sur les accusations de violation des droits de l'homme durant les troubles a dénoncé le recours à la torture. "Il n'est pas possible de justifier l'usage de la torture, et, en dépit d'un faible nombre de cas, il est clair qu'il s'agissait d'une pratique systématique", a déclaré lundi le président de la commission, Cherif Bassiouni, dans une interview accordée au journal égyptien Almasry Alyoum. "Après enquête, j'ai dénombré 300 cas de tortures (...)", a-t-il ajouté.
La commission doit rendre son rapport final au roi Hamad ben Issa al Khalifa le 23 novembre.
Cherif Bassiouni avait dit il y a quelques mois ne pas croire que les mauvais traitements étaient monnaie courante. Ces commentaires avaient alors suscité la colère de la majorité chiite dans un pays gouverné par une dynastie sunnite proche du grand voisin saoudien.
Lors de la répression du mouvement de contestation, qui a débuté en février dans le sillage du "Printemps arabe", on estime que 40 personnes sont mortes et des centaines de personnes - pour la plupart des chiites - ont été arrêtées.
Les autorités bahreïnis reconnaissent des cas isolés de violations des droits de l'homme, mais rejettent les accusations d'usage disproportionné de la force contre des protestataires et des détenus.
Le ministre de la Justice a indiqué que des amendements à la constitution, basés sur les conclusions du dialogue national lancé cette année pour réformer la monarchie, seraient présentés au Parlement après la fête d’al-Adha, la semaine prochaine.
Lundi, le chef d'une mission d'information chargée de faire la lumière sur les accusations de violation des droits de l'homme durant les troubles a dénoncé le recours à la torture. "Il n'est pas possible de justifier l'usage de la torture, et, en dépit d'un faible nombre de cas, il est clair qu'il s'agissait d'une pratique systématique", a déclaré lundi le président de...


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