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Moyen Orient et Monde - Tunisie

Les tractations sur le futur gouvernement se poursuivent

Les tractations pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale souhaité par le parti islamiste Ennahda, donné vainqueur de l’élection de dimanche en Tunisie, se poursuivaient hier alors que les résultats définitifs du scrutin se faisaient toujours attendre.
Le n° 2 du parti islamiste, Hamadi Jebali, 62 ans, a indiqué qu’il se porterait candidat à la direction du prochain gouvernement et fait part de son intention de composer avec les principales formations de la gauche ayant obtenu de bons résultats à l’élection d’une nouvelle Assemblée constituante. Le dirigeant islamiste a notamment cité Ettakatol (gauche) et le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste). Le chef d’Ettakatol, Mustapha ben Jaafar, a confirmé l’ouverture de discussions avec les islamistes d’Ennahda. « Elles ont commencé avec tous les partenaires politiques, y compris Ennahda, et se poursuivent en attendant l’annonce des résultats (électoraux) définitifs », a-t-il dit. Toutefois, le nouveau chef du gouvernement ne pourra être désigné que par le prochain président de la République par intérim, qui, lui-même, sera élu par la future Assemblée constituante. L’ensemble du processus devrait s’étaler sur plusieurs semaines.
Dans une interview à l’agence tunisienne de presse (TAP), M. Jebali a en revanche exclu toute alliance avec « la Pétition populaire pour la justice et le développement », de l’homme d’affaires basé à Londres Hechmi Haamdi, pourtant créditée de très bons scores. Selon les derniers chiffres fournis mardi soir par la commission électorale (ISIE), la « Pétition populaire » se trouvait en troisième position – derrière Ennahda et le CPR, mais devant Ettakatol – après le dépouillement de 14 des 27 circonscriptions du pays. M. Haamdi, dont le discours populiste a pénétré le tissu social tunisien par le biais de sa chaîne de télévision al-Mustakilla, a fait savoir hier – sur sa chaîne – qu’il considérait comme un « affront » le « rejet total » exprimé par Ennahda d’inclure la « Pétition » dans les tractations en cours. Il a aussi exprimé « la crainte » que son électorat décide de défiler dans les rues de Tunis pour manifester son mécontentement. Selon une source proche de l’ISIE, les résultats d’au moins quatre listes de la « Pétition » de M. Haamdi pourraient être invalidés, des moyens financiers « au-delà du plafond autorisé » ayant été mis en œuvre par le richissime hommes d’affaires.
Pour dissiper la vive appréhension que suscite sa prochaine accession au pouvoir, Ennahda multiplie les déclarations selon lesquelles la future Constitution, l’une des priorités de la prochaine Assemblée issue de l’élection, ne pourra voir le jour « sans un consensus avec les partis et les partenaires qui y sont représentés ». Il n’est pas question, pour le n° 2 d’Ennahda, « d’imposer une Constitution (...) qui abroge certaines libertés comme la liberté de croyance, les libertés individuelles, la situation juridique de la femme et sa place dans la société ». « Il n’est en outre pas question, a-t-il insisté, de faire revenir la femme au foyer comme cherchent à le propager des ennemis » d’Ennahda, ni de remettre en cause les acquis du secteur touristique qui représentait 7 % du PIB tunisien en 2010, mais a subi une chute spectaculaire depuis la fin du régime de Ben Ali en janvier dernier. « Est-il raisonnable, a lancé M. Jebali, de paralyser un secteur vital comme le tourisme en interdisant les boissons alcoolisées et le port de maillots de bain ou autres pratiques ? Ce sont des libertés individuelles garanties aussi bien pour les étrangers que pour les Tunisiens », a-t-il martelé. De même, selon M. Jebali, Ennahda n’a nullement l’intention de démanteler le système financier en vigueur en Tunisie, ni de restreindre les activités des hommes d’affaires.
(Source : AFP)
Les tractations pour la mise en place d’un gouvernement d’union nationale souhaité par le parti islamiste Ennahda, donné vainqueur de l’élection de dimanche en Tunisie, se poursuivaient hier alors que les résultats définitifs du scrutin se faisaient toujours attendre.Le n° 2 du parti islamiste, Hamadi Jebali, 62 ans, a indiqué qu’il se porterait candidat à la direction du prochain gouvernement et fait part de son intention de composer avec les principales formations de la gauche ayant obtenu de bons résultats à l’élection d’une nouvelle Assemblée constituante. Le dirigeant islamiste a notamment cité Ettakatol (gauche) et le Congrès pour la République (CPR, gauche nationaliste). Le chef d’Ettakatol, Mustapha ben Jaafar, a confirmé l’ouverture de discussions avec les islamistes d’Ennahda. « Elles ont...
commentaires (1)

La depêche de l'AFP est un monument d'hypocrisie et de demi-vérités...M. jebali "exige" que le gouvernement soit formé dans un délai d'un mois...il "exclut" un parti tunisien...et considère,tout "naturellement"" qu'il "doit" être premier ministre...mais à quel titre???Son "parti" n'a pas la majorité,même s'il a 42% des voix exprimées.IL reste 58% pour ne pas être d'accord avec lui...et les "gauches" tunisiennes feraient mieux de former un front du refus de l'islamisme au lieu de se précipiter vers les starpontins et les prébendes...et ceux d'autant plus que la représentation parlementaire de Ennahda(jamais nom n'aura été aussi mal porté) est loin,très loin d'atteindre la majorité...et d'autant pluss que ce parti est la cinquième roue du carosse dans le départ de ben Ali...on est en train d'assister à un hold up en bonne et due forme sur la "révolution tunisienne"...avec la bénédiction des béni oui-oui occidentaux,trop heureux de voir les apspirations du peuple tunisien à une vraie liberté réduites à néant....quel "danger" ce serait que les "arabes" deviennent politiquement adultes,n'est ce pas?Alors,charia à tous les étages ,et silence dans les rangs....j'en reviens pas....Vive la Tunisie libre et démocratique!

GEDEON Christian

06 h 01, le 28 octobre 2011

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  • La depêche de l'AFP est un monument d'hypocrisie et de demi-vérités...M. jebali "exige" que le gouvernement soit formé dans un délai d'un mois...il "exclut" un parti tunisien...et considère,tout "naturellement"" qu'il "doit" être premier ministre...mais à quel titre???Son "parti" n'a pas la majorité,même s'il a 42% des voix exprimées.IL reste 58% pour ne pas être d'accord avec lui...et les "gauches" tunisiennes feraient mieux de former un front du refus de l'islamisme au lieu de se précipiter vers les starpontins et les prébendes...et ceux d'autant plus que la représentation parlementaire de Ennahda(jamais nom n'aura été aussi mal porté) est loin,très loin d'atteindre la majorité...et d'autant pluss que ce parti est la cinquième roue du carosse dans le départ de ben Ali...on est en train d'assister à un hold up en bonne et due forme sur la "révolution tunisienne"...avec la bénédiction des béni oui-oui occidentaux,trop heureux de voir les apspirations du peuple tunisien à une vraie liberté réduites à néant....quel "danger" ce serait que les "arabes" deviennent politiquement adultes,n'est ce pas?Alors,charia à tous les étages ,et silence dans les rangs....j'en reviens pas....Vive la Tunisie libre et démocratique!

    GEDEON Christian

    06 h 01, le 28 octobre 2011

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