L’OTAN a réagi avec prudence hier à cette demande, indiquant qu’elle allait continuer à consulter les nouvelles autorités sur les modalités de la fin de sa mission. Le Conseil de l’Atlantique Nord, qui réunit les ambassadeurs des 28 pays de l’OTAN, doit se réunir aujourd’hui à Bruxelles pour officialiser cette décision.
C’est dans ce contexte que le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a appelé hier les Libyens à s’unir pour empêcher une domination occidentale sur leur pays, lors d’un discours en province diffusé par la télévision d’État. « Les forces de l’OTAN sont intervenues sous prétexte d’aider les Libyens (...) et ont laissé un champ de ruines », et les Occidentaux « veulent maintenant se partager les richesses de la Libye sous prétexte de reconstruire ce pays », a accusé le président iranien, en s’affirmant toutefois « certain que le peuple libyen résistera dans l’unité et expulsera les forces de l’OTAN ».
Le ministre iranien des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi a salué de son côté hier « la victoire du peuple musulman libyen et la libération totale de ce pays » dans un message à Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition (CNT), selon l’agence Mehr. M. Salehi a également espéré que les Libyens puissent exercer « leur souveraineté nationale, instaurer un régime basé sur la démocratie religieuse tout en préservant l’indépendance et la stabilité du pays sans aucune influence et interférence des forces étrangères ».
Sur un autre plan, Seif el-Islam Kadhafi, fils du défunt dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), s’approche de la frontière nigérienne, a affirmé un élu touareg du nord du Niger. Ce fils Kadhafi et l’ex-chef des renseignements libyens, Abdallah al-Senoussi, 62 ans, également recherché par la CPI, « sont tous deux aux abords de la frontière du Niger, ils ne doivent pas être loin l’un de l’autre », a-t-il ajouté.
Kadhafi enterré
dans un lieu secret
Toujours concernant l’ex-famille régnante, Mouammar Kadhafi a été enterré dans la nuit de lundi à mardi dans un lieu tenu secret par le nouveau pouvoir libyen, cinq jours après sa mort dans des circonstances toujours floues, selon un membre du conseil militaire de Misrata. Moutassim Kadhafi, un autre de ses fils, et l’ex-ministre de la Défense Abou Bakr Younès Jaber, également tués à Syrte et dont les corps étaient exposés dans une chambre froide d’un marché de Misrata aux côtés de celui de l’ancien dirigeant, ont été inhumés près de lui, selon la même source. Les nouvelles autorités libyennes avaient fait savoir dès le lendemain de la mort du colonel Kadhafi que sa dépouille mortelle serait enterrée dans un lieu secret pour éviter tout pèlerinage sur sa tombe, mais avaient annoncé plus tard que le corps serait à terme remis à des proches.
Selon des gardes postés à l’entrée du marché des faubourgs de Misrata, où des milliers de Libyens ont défilé depuis vendredi pour contempler les dépouilles mortelles, un convoi de quatre ou de cinq véhicules militaires a emporté les corps tard lundi soir vers un lieu inconnu. Trois dignitaires religieux, partisans de Mouammar Kadhafi, ont ensuite prié et procédé à une cérémonie religieuse avant l’inhumation, selon la source au sein du conseil militaire.
L’enterrement de Mouammar Kadhafi intervient alors que la polémique sur les circonstances de sa mort reste vive. Une autopsie a été réalisée sur son cadavre, mais le médecin l’ayant effectuée dit attendre le feu vert des autorités de Tripoli pour communiquer.
Pour sa part, l’université égyptienne d’al-Azhar, plus haute autorité morale du monde musulman sunnite, a déclaré hier que les morts devaient être respectés et enterrés, une critique implicite de la façon dont le corps de Mouammar Kadhafi a été donné en spectacle après sa mort. L’ONU a envoyé de son côté un coordinateur humanitaire pour évaluer la situation dans les deux derniers bastions pro-Kadhafi à être tombés, Bani Walid et Syrte. Ses priorités sont « le » rétablissement de l’électricité et de l’eau courante, le nettoyage rapide des engins explosifs (...) et la réhabilitation des maisons, très endommagées par les violents combats, a déclaré le coordinateur, Georg Charpentier.
Déjà ville martyre, Syrte a déploré de surcroît une explosion accidentelle lundi soir d’un réservoir de carburant, qui a fait plus de cent morts et au moins cinquante blessés. Cette explosion, provoquée par une étincelle provenant d’un générateur d’électricité, selon un commandant du CNT, s’est produite alors que plusieurs dizaines de personnes faisaient la queue pour faire le plein de leur voiture.
Pendant ce temps, le CNT cherchait à rassurer après l’inquiétude suscitée par l’annonce de l’application de la charia en Libye, où les pourparlers se poursuivaient pour la formation d’un gouvernement de transition.
(Source : agences)


Ils pètent de trouille à l'idée d'une contre-attaque de Seif el Islam....les charaiaristes qui demndent aux kouffars de rester...un monde,non?
11 h 12, le 26 octobre 2011