Le roi Abdallah est apparu fatigué hier, portant un masque médical et priant assis. Fayez Nureldine/AFP
De nombreux chefs d’État musulmans, dont plusieurs des monarchies du Golfe, le dirigeant militaire de l’Égypte, le maréchal Hussein Tantaoui, le président soudanais Omar el-Béchir et le président afghan Hamid Karzaï étaient présents. Le président pakistanais Asif Ali Zardari et le Premier ministre malaisien Najib Razak faisaient également partie des dignitaires musulmans présents. De nombreux autres dignitaires étrangers, dont le vice-président américain Joe Biden, sont attendus à Riyad pour présenter des condoléances aux membres de la famille royale. L’Iran a envoyé son ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi, en dépit de la tension entre les deux pays à la suite de l’annonce de la découverte par les États-Unis d’un complot présumé pour assassiner l’ambassadeur saoudien à Washington.
Le successeur de l’héritier du trône saoudien n’a pas encore été désigné et les milieux politiques s’attendent à voir le ministre de l’Intérieur, Nayef ben Abdel Aziz, prendre la place de son frère décédé. Champion de la lutte contre el-Qaëda, le prince Nayef (78 ans) apparaît comme le favori après être devenu en 2009 deuxième vice-Premier ministre. La famille royale doit également désigner un ministre de la Défense, poste qu’occupait depuis 1962 le prince héritier disparu. Cette nomination est attendue avec intérêt par les milieux politiques, qui estiment que le choix éventuel à ce poste stratégique d’un prince de la troisième génération des al-Saoud serait un indicateur sur une volonté de rajeunissement d’une direction accaparée – jusqu’ici – par les fils octogénaires ou septuagénaires du fondateur du royaume, le roi Ibn Saoud.
(Source : AFP)

