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Moyen Orient et Monde - Le Clic

Les humanoïdes débarquent à Abou Dhabi

« Je m’appelle Reem, comment puis-je vous aider ? » C’est par ces mots que la curieuse Reem, du haut de ses 1,70 m, se présente au public. Multilingue, motorisée, capable de travailler huit heures d’affilée (sans salaire ni droits syndicaux), elle représente la candidate idéale dont rêve tout employeur. Mais ce « rêve » n’en est pas vraiment un puisque Reem est déjà sur le marché, et que, dans moins d’un an, toute une armée de Reem débarquera dans les centres commerciaux et musées d’Abou Dhabi pour y servir de guide. C’est, du moins, ce qu’affirment ses créateurs chez PAL Robotics, une entreprise basée à Barcelone, financée par des Émiratis.

Reem, un robot humanoïde « aux allures féminines », est équipé d’un système de navigation, d’un écran tactile (Touch Screen) ainsi que d’une technologie biométrique lui permettant de reconnaître formes et visages. En un rien de temps, cette machine peut fournir à ses utilisateurs une série d’informations utiles comme la température extérieure, la localisation des restaurants les plus proches, les heures d’arrivée et de départ des vols à l’aéroport...

Reem, qui peut aussi transporter des valises et autres objets lourds, « fera également son entrée dans les aéroports, les hôtels et les hôpitaux de l’émirat », promettent ses concepteurs. Selon eux, une commande d’au moins 20 robots a déjà été faite et une usine produisant une douzaine d’humanoïdes par mois sera fonctionnelle d’ici à un an dans la capitale émiratie. Le coût d’un de ces robots est estimé à 270 000 dollars américains.

« Nous avons consacré beaucoup de temps et d’efforts sur le côté esthétique de Reem. Ce n’est donc pas une coïncidence si la machine a des allures féminines et une voix agréable à écouter », écrivent les inventeurs de l’humanoïde sur le blog de Pal Robotics, Lifeintheroboticslab.com.

 

Reem, testée dans un centre commercial, à Abou

Dhabi.



Mais Reem ne fait pas que des heureux. Sur Twitter, plusieurs internautes ont exprimé leur frustration de voir de plus en plus de postes occupés par des machines. Certains ont même évoqué la peur d’une « invasion robotique ». « Ça ressemble à un scénario digne de Hollywood. Non seulement ils comptent éradiquer tout contact humain des centres commerciaux, mais ils veulent en plus le faire avec cette chose hideuse ! » écrit l’Australien Charles Jason Kolyvas (@MonsieurMaori), en référence à Reem. « Ces gens s’attendent-ils vraiment à ce qu’on tapote l’écran sur la poitrine de ce machin, pendant qu’il nous regarde droit dans les yeux ? Non, mais vous avez vu son regard? Il n’est pas flippant son regard ? » lâche-t-il encore. « Reem va un jour se réveiller pour gouverner le monde... comme dans les films », prédit de son côté la Koweïtienne @FroyoNation
« La technologie rampante va effacer notre civilisation, ironise pour sa part la Philippine Sheena Ferrer (@Supersh33), mais je me vois bien avec un copain robot, moi ! »

La passion que portent les Émiratis pour les robots n’est toutefois pas chose nouvelle. L’Université des Émirats arabes unis offre, depuis 2001, une spécialisation permettant à ses étudiants d’« expérimenter » des humanoïdes interactifs.

En 2009, le dirigeant des émirats, cheikh Mohammad ben Rached al-Maktoum, avait lui-même financé la création du premier robot arabophone baptisé Ibn Sina (ou Avicenne, en français). Le robot, aux allures du célèbre scientifique et philosophe arabe du XIe siècle (turban, longue barbe et tenue arabe traditionnelle), est capable d’interagir avec les humains, imitant leur moindre mouvement et expression faciale. En fait, Ibn Sina imite si bien le comportement humain qu’il possède son propre compte sur Facebook...

 

Ibn Sina, le robot arabophone. Photo AFP

Mais cette année est particulièrement importante pour les Émirats, qui accueilleront pour la première fois le « World Robot Olympiad », du 18 au 20 novembre. Cette compétition internationale, traditionnellement organisée dans les pays d’Asie du Sud-Est, attire chaque année des milliers d’enfants venus du monde entier pour exposer les robots qu’ils ont eux-mêmes confectionnés.

Comme quoi la robotique peut être un véritable jeu d’enfants !


« Je m’appelle Reem, comment puis-je vous aider ? » C’est par ces mots que la curieuse Reem, du haut de ses 1,70 m, se présente au public. Multilingue, motorisée, capable de travailler huit heures d’affilée (sans salaire ni droits syndicaux), elle représente la candidate idéale dont rêve tout employeur. Mais ce « rêve » n’en est pas vraiment un puisque Reem est déjà sur le marché, et que, dans moins d’un an, toute une armée de Reem débarquera dans les centres commerciaux et musées d’Abou Dhabi pour y servir de guide. C’est, du moins, ce qu’affirment ses créateurs chez PAL Robotics, une entreprise basée à Barcelone, financée par des Émiratis.Reem, un robot humanoïde « aux allures féminines », est équipé d’un système de navigation, d’un écran tactile (Touch Screen) ainsi que d’une...
commentaires (5)

"Ca Reem a rien" M. Gedeon? Mais vous etes maitre dans les jeux de mots! Tres joli, tres joli... De plus, vous aimez les compliments, alors je ne vais pas tarir d'eloges envers vous:)

Michele Aoun

08 h 23, le 26 octobre 2011

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Commentaires (5)

  • "Ca Reem a rien" M. Gedeon? Mais vous etes maitre dans les jeux de mots! Tres joli, tres joli... De plus, vous aimez les compliments, alors je ne vais pas tarir d'eloges envers vous:)

    Michele Aoun

    08 h 23, le 26 octobre 2011

  • çà Reem à rien,cette histoire..."elle",elle est moche,et "lui" franchement,c'est à se rouler par terre de rire....on a besoin de s'habiller moyen âge pour parler arabe?Et cette barbe...ridicule ,vraiment....il auraient pu nous faire une belle houri,et un prince du désert style Omar el Sharif quand même!

    GEDEON Christian

    07 h 46, le 26 octobre 2011

  • Rien n’arrête la technologie et plus le temps passe plus nous verrons cette avance se développer. Contrairement a ceux qui en ont après ce genre d'exploit, cela apportera bien plus d'avantage que d’inconvénients. Son coût est fixe et amortissable, il donnera des informations précises, il n'a pas d'heure de travail déterminé, pas de chance qu'il s'en aille en grève ou en vacance, pas de revendications insensées, sera toujours tres serviable et ne se permettra surtout pas d'être impoli! Il y a quand même un bon cote des choses. Quand a M. Jabbour il a tout de suite décelé une fatwa faisant porter le voile au robot! Il est fort non!

    Pierre Hadjigeorgiou

    05 h 35, le 26 octobre 2011

  • Avec le robot humanoïde Reem ou Ibn Sina les Émiratis vivront ainsi leur printemps arabe confiant la sécurité au monde du virtuel et ou il sera plus difficile de les déloger du pouvoir lol. Nazira.A.Sabbagha

    Sabbagha A.Nazira

    04 h 35, le 26 octobre 2011

  • - - Les émiratis et plus particulièrement ceux d'Abou Dhabi , sont bien connus pour leur avarice et leur refus de payer de gros salaires aux expatriés ! donc remplacer les expatriés par des robots , correspond à leur mentalité tordue et autorisée chez eux , mais eux , ils ont tous les droits ailleurs , ou ils se les octroient , et plus particulièrement chez nous !! Une chose à attiré mon attention , comment se fait-il que Mademoiselle ou Cheikha Reem n'est pas voilée !? détail important , ça viendra j'en suis sur ..

    JABBOUR André

    00 h 55, le 26 octobre 2011

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