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Moyen Orient et Monde - Conflit

Ankara obtient le soutien iranien et irakien contre le PKK

L’offensive turque contre les rebelles kurdes se poursuit.
La Turquie poursuivait hier ses opérations contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), après la mort de 24 soldats mardi dans des attaques. En effet, l’armée turque a annoncé jeudi avoir lancé des opérations massives sur terre et par air dans le nord de l’Irak et en Turquie, impliquant environ 10 000 soldats d’élite, et a confirmé hier la poursuite de l’offensive. Cette dernière fait suite à une série d’attaques simultanées du PKK contre huit objectifs militaires dans la province de Hakkari, qui ont fait 24 morts et 18 blessés. Ces combats sont les plus meurtriers depuis presque vingt ans.
Interrogé hier par la chaîne NTV, le ministre de l’Intérieur Idris Naim Sahin a indiqué que l’offensive turque était « une des plus vastes opérations visant à en terminer avec l’organisation terroriste ». Pour sa part, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, sous le feu des critiques de l’opposition l’accusant d’incompétence face à l’engrenage dans l’épineux conflit kurde, s’est défendu hier en affirmant que « ce problème complexe (...) n’est pas seulement un problème militaire » et souligné la nécessité de ne pas s’éloigner de l’État de droit et de la démocratie. Appelant à l’union nationale, il a aussi accusé des pays européens, sans les citer nommément, de ne pas suffisamment lutter contre le PKK et ses ramifications.

Après l’Irak, l’Iran
La Turquie s’efforçait par ailleurs d’obtenir le soutien de ses voisins iranien et irakien, et de la communauté internationale dans sa lutte contre le PKK, classé terroriste par bon nombre de pays. À Ankara, le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi a appelé à un renforcement de la coopération contre les rebelles, alors que l’Iran est lui-même en lutte contre le PJAK, une organisation kurde considérée par Ankara comme une émanation du PKK. « Le PKK et le PJAK sont un problème commun aux deux pays. Nous pensons que nous devons coopérer davantage contre ces organisations », a déclaré M. Salehi lors d’une conférence de presse avec son homologue Ahmet Davutoglu. « Nous allons travailler ensemble dans le cadre d’un plan d’action commun jusqu’à ce que cette menace terroriste soit éliminée », lui a répondu M. Davutoglu.
La veille, l’Irak a condamné l’attaque du PKK et promis de coopérer avec Ankara en matière de sécurité. De plus, M. Erdogan a invité le président du Kurdistan irakien Massoud Barzani à Ankara.
La Turquie exhorte les Kurdes d’Irak à décourager le PKK d’utiliser leur territoire, où l’organisation dispose selon Ankara d’environ 2 000 hommes. Dès le début de l’été, le PKK a accentué ses opérations armées. En face, le gouvernement turc a été poussé au durcissement de sa position en arrêtant plusieurs centaines de militants kurdes. Le conflit kurde en Turquie, qui a démarré en 1984, a fait plus de 45 000 victimes.
            (Source : AFP)
La Turquie poursuivait hier ses opérations contre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), après la mort de 24 soldats mardi dans des attaques. En effet, l’armée turque a annoncé jeudi avoir lancé des opérations massives sur terre et par air dans le nord de l’Irak et en Turquie, impliquant environ 10 000 soldats d’élite, et a confirmé hier la poursuite de l’offensive. Cette dernière fait suite à une série d’attaques simultanées du PKK contre huit objectifs militaires dans la province de Hakkari, qui ont fait 24 morts et 18 blessés. Ces combats sont les plus meurtriers depuis presque vingt ans.Interrogé hier par la chaîne NTV, le ministre de l’Intérieur Idris Naim Sahin a indiqué que l’offensive turque était « une des plus vastes opérations visant à en terminer avec...
commentaires (4)

Ou qu'on l'aide pour l'attendrir un peu. Et les cowboys ne se laissent pas attendrir facilement. Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

07 h 23, le 23 octobre 2011

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Commentaires (4)

  • Ou qu'on l'aide pour l'attendrir un peu. Et les cowboys ne se laissent pas attendrir facilement. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    07 h 23, le 23 octobre 2011

  • Et bien entendu, s'il demande de l'aide et qu'il l'obtienne, c'est qu'il a lâché du mou à sa corde.

    Jaber Kamel

    13 h 18, le 22 octobre 2011

  • John Wayne a besoin d'autres cowboys pour mâter les Zapatas Kurdes... Politique de polichinelle. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    06 h 05, le 22 octobre 2011

  • Et voilà le résultat de celui qui veut jouer à saute mouton! Après avoir installé ses radars/missiles anti missiles iraniens, pour protéger israel qu'il prétend vouloir punir pour sa barbarie contre Gaza, le voilà qui court chez les iraniens pour une coopération avec ces derniers et les irakiens qu'il sait très bien être allié des iraniens. Il ne doit pas oublier que la Syrie qu'il chatouille de temps en temps pourrait aussi l'aider dans son problème, elle est l'allié de l'Iran et connait aussi un problème kurde que vous Erdogan, soutenez contre elle. Moi , je n'envi pas votre position, franchement, l'otan vous tient la tête dans la vase et vos tubas se trouvent chez vos voisins directs. Choisir c'est se priver, êtes vous prêt !

    Jaber Kamel

    04 h 21, le 22 octobre 2011

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