Interrogé hier par la chaîne NTV, le ministre de l’Intérieur Idris Naim Sahin a indiqué que l’offensive turque était « une des plus vastes opérations visant à en terminer avec l’organisation terroriste ». Pour sa part, le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan, sous le feu des critiques de l’opposition l’accusant d’incompétence face à l’engrenage dans l’épineux conflit kurde, s’est défendu hier en affirmant que « ce problème complexe (...) n’est pas seulement un problème militaire » et souligné la nécessité de ne pas s’éloigner de l’État de droit et de la démocratie. Appelant à l’union nationale, il a aussi accusé des pays européens, sans les citer nommément, de ne pas suffisamment lutter contre le PKK et ses ramifications.
Après l’Irak, l’Iran
La Turquie s’efforçait par ailleurs d’obtenir le soutien de ses voisins iranien et irakien, et de la communauté internationale dans sa lutte contre le PKK, classé terroriste par bon nombre de pays. À Ankara, le chef de la diplomatie iranienne Ali Akbar Salehi a appelé à un renforcement de la coopération contre les rebelles, alors que l’Iran est lui-même en lutte contre le PJAK, une organisation kurde considérée par Ankara comme une émanation du PKK. « Le PKK et le PJAK sont un problème commun aux deux pays. Nous pensons que nous devons coopérer davantage contre ces organisations », a déclaré M. Salehi lors d’une conférence de presse avec son homologue Ahmet Davutoglu. « Nous allons travailler ensemble dans le cadre d’un plan d’action commun jusqu’à ce que cette menace terroriste soit éliminée », lui a répondu M. Davutoglu.
La veille, l’Irak a condamné l’attaque du PKK et promis de coopérer avec Ankara en matière de sécurité. De plus, M. Erdogan a invité le président du Kurdistan irakien Massoud Barzani à Ankara.
La Turquie exhorte les Kurdes d’Irak à décourager le PKK d’utiliser leur territoire, où l’organisation dispose selon Ankara d’environ 2 000 hommes. Dès le début de l’été, le PKK a accentué ses opérations armées. En face, le gouvernement turc a été poussé au durcissement de sa position en arrêtant plusieurs centaines de militants kurdes. Le conflit kurde en Turquie, qui a démarré en 1984, a fait plus de 45 000 victimes.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Ou qu'on l'aide pour l'attendrir un peu. Et les cowboys ne se laissent pas attendrir facilement. Anastase Tsiris
07 h 23, le 23 octobre 2011