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Sport - Rugby

Les Bleus et le haka, une histoire d’amour-haine

Comme en 1999 et en 2007, les joueurs du XV de France réfléchissent à la façon de répondre, dimanche, au haka des All Blacks à l’entame de la finale de la Coupe du monde.
Les équipes de France entretiennent une relation ambigüe, entre admiration, respect et haine, avec le haka, danse traditionnelle maorie exécutée avant chaque rencontre par les All Blacks pour défier leur adversaire.
« Il ne faut pas se forcer à faire des choses. On l’a évoqué mais on ne s’est pas arrêté à quelque chose. On verra si une idée vient spontanément », dit l’ailier Vincent Clerc.
« Quand on est gamin, on rêve d’être un All Black. On fait le haka. Je rêvais de cette équipe », raconte l’ouvreur Morgan Parra.
En 1987, lors de la première finale de la Coupe du monde, déjà à l’Eden Park, perdue 29-9, les Bleus s’étaient placés devant les Néo-Zélandais.
C’était la première fois qu’une équipe faisait front au Ka Mate.
Juste après le haka de la demi-finale du Mondial en 1999 remportée 43 à 31, les Bleus en cercle avaient chanté la Marseillaise au centre du terrain.
En 2007, les Français, serrés et vêtus de tee-shirts bleus, blancs ou rouges, s’étaient dressés tel un drapeau tricolore pour défier du regard les All Blacks.
« Cela avait été très difficile de trouver quelque chose en 2007. Il y avait cinquante idées farfelues qui étaient sorties. Il faut toujours que ce soit respectueux », raconte le troisième ligne Imanol Harinordoquy, présent en 2007.

« Marketing »
Quelques jours avant la rencontre, les cadres All Blacks auront décidé de faire le Ka Mate (la mort en maori), composé au début du XIXe siècle et d’une durée de 33 secondes, ou le Kapa O Pango (All Blacks en maori), plus long de 13 secondes, créé en 2005.
« Peu importe, je ne comprends pas les paroles. Ce qui compte, ce sont les attitudes, les visages. Il y a des grimaces qui m’énervent. En tout cas, c’est quelque chose qui me motive extrêmement », dit le talonneur William Servat.
Le deuxième ligne Pascal Papé y puise également une inspiration supplémentaire : « Le haka, c’est mythique. Je prends beaucoup de plaisir à les regarder et cela nous motive encore plus. »
« Ce qui me fait rire, c’est que le haka d’aujourd’hui est un peu tuning par rapport à celui des années 50 et 60. C’est un produit marketing », ajoute-t-il.
« Piri Weepu le commande magnifiquement bien et d’autres le surjouent un peu comme Ali Williams, le plus “rosbif” des Néo-Zélandais », juge le Stadiste.
Répondre au haka n’est pas une fin en soi car les Bleus savent qu’ils devront assumer sur le pré ce qui peut être vécu comme une provocation par les Néo-Zélandais.
« En 2007, ce n’est pas parce qu’on avait des tee-shirts bleu-blanc-rouge qu’on avait gagné le match. Dans la préparation, dans les têtes, c’était juste pour nous dire qu’on serait présents », selon Imanol Harinordoquy.
« Cela ne les a pas déstabilisés car ils avaient marqué dix points d’entrée. Je ne suis pas sûr qu’il faille se focaliser là-dessus », souligne le Basque.

      (Source : Reuters)
Comme en 1999 et en 2007, les joueurs du XV de France réfléchissent à la façon de répondre, dimanche, au haka des All Blacks à l’entame de la finale de la Coupe du monde.Les équipes de France entretiennent une relation ambigüe, entre admiration, respect et haine, avec le haka, danse traditionnelle maorie exécutée avant chaque rencontre par les All Blacks pour défier leur adversaire.« Il ne faut pas se forcer à faire des choses. On l’a évoqué mais on ne s’est pas arrêté à quelque chose. On verra si une idée vient spontanément », dit l’ailier Vincent Clerc.« Quand on est gamin, on rêve d’être un All Black. On fait le haka. Je rêvais de cette équipe », raconte l’ouvreur Morgan Parra.En 1987, lors de la première finale de la Coupe du monde, déjà à l’Eden Park, perdue 29-9, les Bleus...
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