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Libye : Amnesty International dénonce le traitement des prisonniers

Les nouvelles autorités libyennes doivent mettre rapidement fin aux détentions arbitraires et aux mauvais traitements des prisonniers, une réminiscence du régime déchu qui ternit leur image, a annoncé l'organisation Amnesty International (AI) dans un rapport publié jeudi. "En l'absence d'une action ferme et immédiate, il y a un risque réel de voir certaines tendances du passé se répéter", a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe d'AI pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.

Le rapport se base sur les conclusions d'une délégation d'AI qui a interrogé environ 300 prisonniers dans 11 centres de détention dans les régions de Tripoli et de Zawiyah et dans d'autres parties de la Libye entre le 18 août et le 21 septembre.

Pendant cette période, des milices liées au Conseil national de transition (CNT), l'ex-rébellion qui a renversé Mouammar Kadhafi, ont arrêté au moins 2.500 personnes à Tripoli et Zawiyah, pour la plupart sans mandat d'arrêt et sans aucune supervision par les autorités judiciaires. Les procédures judiciaires sont suspendues depuis février dans l'Est libyen et depuis août dans l'Ouest.

Nombre de prisonniers ont été battus, souvent au début de leur détention, et "dans certains cas, il y a des preuves de tortures pour obtenir des aveux ou punir" les personnes soupçonnées de liens avec le régime déchu, selon le rapport. Les plus vulnérables sont les ressortissants d'Afrique sub-saharienne, soupçonnés d'être des mercenaires, et les Libyens à la peau noire, en particulier ceux de la région de Touarga, ancienne base militaire pro-Kadhafi près de Misrata. Ces hommes représentent entre un tiers et la moitié des prisonniers. Les enquêteurs d'AI ont vu des instruments de torture dans un centre de détention, et entendu pendant une autre visite des fouettements et des cris.

"Le CNT doit agir de toute urgence pour traduire dans les faits leurs engagements publics, avant que ce type d'abus ne devienne une habitude et ne ternisse le bilan de la nouvelle Libye en matière de droits de l'Homme", a insisté Mme Sahraoui.

 

Les nouvelles autorités libyennes doivent mettre rapidement fin aux détentions arbitraires et aux mauvais traitements des prisonniers, une réminiscence du régime déchu qui ternit leur image, a annoncé l'organisation Amnesty International (AI) dans un rapport publié jeudi. "En l'absence d'une action ferme et immédiate, il y a un risque réel de voir certaines tendances du passé se répéter", a déclaré Hassiba Hadj Sahraoui, directrice adjointe d'AI pour le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord.
Le rapport se base sur les conclusions d'une délégation d'AI qui a interrogé environ 300 prisonniers dans 11 centres de détention dans les régions de Tripoli et de Zawiyah et dans d'autres parties de la Libye entre le 18 août et le 21 septembre.
Pendant cette période, des milices liées au Conseil national de transition (CNT),...