Rappelons que Jacques Dessange a passé la main à son fils Benjamin en 2005 après avoir dirigé pendant cinquante ans le groupe qu’il a fondé et dont l’enseigne s’affiche sur près de 1 000 salons à travers le monde, dont plus de 500 en France. Trois ans plus tard, une société d’investissement a pris la majorité du capital. Le coiffeur, qui demeurait « conseil stratégique » du groupe, dit avoir été ensuite progressivement mis sur la touche, jusqu’à une altercation en 2010. « Quelques semaines plus tard, on m’a demandé de ne plus mettre les pieds au bureau. Je suis parti », raconte-t-il. Sur Europe 1, le coiffeur dit reconnaître ses erreurs : « Je ne suis pas un administratif, je ne lis pas jusqu’au bout la totalité de mes contrats. » Mais il dit vouloir rétablir la vérité et « expliquer comment le satanique Benjamin » l’a « jeté dehors » avec la complicité d’une société d’investissement.Dans un communiqué, le groupe Dessange International répond qu’il s’agit là « d’une affaire tristement privée entre un père et un fils ». Il annonce néanmoins le lancement de plusieurs procédures, notamment pour « interdire la diffusion de l’opuscule “Le Complot” qui constitue à l’évidence une diffamation et une atteinte à la vie privée de Benjamin Dessange ». En outre, le groupe va déposer un référé dans le tribunal de Paris pour interdire à Jacques Dessange l’utilisation de la marque Dessange. Il rappelle que le fondateur de la marque a volontairement cédé l’ensemble de ses actions en 2008 et 2010 pour près de 40 millions d’euros, valorisant la société Dessange International « à hauteur de 80 millions d’euros, soit 15 fois son résultat net et 1,5 fois son chiffre d’affaires ». « À cette occasion, les deux associés historiques de Jacques Dessange, Daniel Conte et Michel Cauvin, ainsi que la banque Natixis entrée au capital en 2004, ont souhaité vendre l’intégralité de leur participation », ajoute le texte. Jacques Dessange n’est plus actionnaire de la société depuis mars 2010, ajoute le groupe.
(Source : Reuters)


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