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Moyen Orient et Monde - Belgique

Elio Di Rupo annonce la fin de la crise

Elio Di Rupo devrait devenir le premier francophone à diriger un gouvernement belge depuis les années 1970Thierry Roge/Reuters

Le Premier ministre pressenti en Belgique, Elio Di Rupo, a présenté hier solennellement un accord conclu samedi par huit partis flamands et francophones qui redessine les institutions du royaume et devrait lui permettre de mettre fin à une crise politique d’une gravité exceptionnelle. « Nous avons un accord institutionnel global, un accord pour faire évoluer notre pays et le stabiliser », a ainsi déclaré dans les salons de la présidence de la Chambre des députés le chef du Parti socialiste francophone.
« Cet accord permet à notre pays d’enfin sortir d’une de ses plus graves crises », a ajouté M. Di Rupo, 60 ans, entouré des présidents des partis libéraux, socialistes, chrétiens/centristes et écologistes, tant francophones que néerlandophones. « La formation d’un nouveau gouvernement de plein exercice est enfin à portée de mains », a ajouté M. Di Rupo. « La Belgique de demain sera très différente de la Belgique d’hier », a-t-il souligné.
Soulignons que les différentes parties étaient parvenus tôt samedi matin à un compromis à l’issue de plusieurs mois de difficiles tractations et alors que le pays est toujours privé de réel gouvernement depuis avril 2010. Depuis les élections du 13 juin 2010, cela fait 485 jours.
L’accord « répond aux souhaits de changement profond exprimé en Flandre », qui réclamait une plus large autonomie, et à la « volonté de stabilité exprimée en Wallonie (Sud, francophone) et à Bruxelles », a assuré M. Di Rupo, qui portait son traditionnel nœud papillon rouge.
M. Di Rupo devrait devenir le premier francophone à diriger un gouvernement belge depuis les années 1970. Le chef du PS devrait trancher d’ici à la fin de la semaine sur la composition de sa future coalition gouvernementale, la question étant de savoir si les partis écologistes flamand et francophone en feront partie ou s’ils rejoindront l’opposition.
Avant d’entrer en fonction, probablement en novembre, il devra en outre dégager un accord sur le budget 2012 – il a prévenu que des « mesures très difficiles » seraient prises, tout en disant qu’elles devront aussi « soutenir l’emploi » – et préparer d’importantes réformes, notamment en matière d’asile et d’immigration.
Soulignons enfin que l’accord, auquel n’ont souscrit ni le parti indépendantiste flamand N-VA, premier parti de cette région, ni le parti profrancophone FDF, doit encore être adopté à la majorité des deux tiers au Parlement dans les prochains mois. Cela ne devrait pas poser de problème, sauf surprise de dernière minute. Les Flamands ont donc obtenu l’autonomie renforcée qu’ils exigeaient.
Source : AFP)
Le Premier ministre pressenti en Belgique, Elio Di Rupo, a présenté hier solennellement un accord conclu samedi par huit partis flamands et francophones qui redessine les institutions du royaume et devrait lui permettre de mettre fin à une crise politique d’une gravité exceptionnelle. « Nous avons un accord institutionnel global, un accord pour faire évoluer notre pays et le stabiliser », a ainsi déclaré dans les salons de la présidence de la Chambre des députés le chef du Parti socialiste francophone. « Cet accord permet à notre pays d’enfin sortir d’une de ses plus graves crises », a ajouté M. Di Rupo, 60 ans, entouré des présidents des partis libéraux, socialistes, chrétiens/centristes et écologistes, tant francophones que néerlandophones. « La formation d’un nouveau gouvernement de plein exercice...
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