Le chef des FL en compagnie de l’ambassadeur d’Égypte, Mohammad Moustapha Tawfic. Photo Aldo-Ayoub
« On cherche à minimiser l’importance du tribunal international et à la limiter à la question de son financement », a noté M. Geagea dans une déclaration à la presse à la suite d’un entretien à Meerab avec l’ambassadeur d’Égypte à Beyrouth, Mohammad Moustapha Tawfic.
Pour lui, tout est ramené à l’équation selon laquelle « le TSL resterait en place, que nous le financions ou pas, et qu’il faut chercher à éviter des sanctions de la part de la communauté internationale ». « C’est comme s’il n’y avait pas de motifs valables pour l’existence de ce tribunal, sachant qu’il est le seul à pouvoir rendre la justice et que plus d’un million de Libanais avaient réclamé sa mise en place à plusieurs reprises depuis 2005 », a-t-il ajouté.
« Certaines parties au Liban rejettent le concept du tribunal, même sur le plan local. Elles veulent que le pays reste une arène pour les règlements de comptes et l’hégémonie du fort sur le faible », a-t-il dit, estimant que « ce qui se passe est un grand cafouillage par lequel on cherche à ignorer les sentiments et les points de vue de la majorité des Libanais ».
Prié de commenter des propos de responsables du Hezbollah en faveur de l’exploitation par le Liban de ses ressources maritimes d’hydrocarbures sans prendre en compte les conditions imposées par les Nations unies, M. Geagea a dit : « Que le Hezbollah fiche la paix au peuple libanais et laisse l’État libanais défendre seul ses droits. Même le gouvernement qu’ils ont eux-mêmes formé, ils n’acceptent pas qu’il les représente, alors que nous-mêmes, nous disons que nous sommes pour que ce gouvernement, le leur, défende les intérêts du peuple libanais. »
Par ailleurs, le chef des FL s’est félicité des mesures prises par le Conseil des ministres égyptien qui, selon lui, a traité « en profondeur » les causes des incidents sanglants de dimanche au Caire, mettant aux prises l’armée égyptienne et des manifestants coptes.
Il s’est dit « optimiste » du fait que le pouvoir égyptien, en hâtant l’adoption d’une loi unique sur les lieux de culte, « a mis le doigt sur la plaie, contrairement à ce qui se produisait dans le passé ».

