M. Netanyahu a informé dimanche les ministres de son parti, le Likoud (droite nationaliste), de sa décision de demander au ministre de la Justice Yaakov Neeman de créer une équipe pour examiner de quelle façon légaliser a posteriori ces implantations, précise Haaretz.
Il est soumis à d'intenses pressions du lobby des colons et de l'aile droite de sa coalition à la suite de la démolition de trois habitations en septembre dans la colonie sauvage de Migron, près de Ramallah, en Cisjordanie occupée, explique le journal.
M. Netanyahu et trois autres ministres ont décidé la démolition de Migron ainsi que d'autres avant-postes bâtis sur des terres privées palestiniennes lors d'une rencontre en février avec le procureur général Yehuda Weinstein, tout en tentant de légaliser a posteriori les constructions sur des terres d'Etat, indique le quotidien.
Le ministre sans portefeuille Benny Begin (Likoud) a affirmé mardi à la radio publique "que la construction allait se poursuivre en Judée-Samarie (Cisjordanie)".
Il a précisé que le gouvernement voulait autoriser a posteriori les constructions illégales "tant qu'elles ne sont pas sur des terres privées palestiniennes".
Un lettre signée par 38 députés a été envoyée dimanche au Premier ministre pour lui demander de "trouver un moyen légal d'empêcher l'expulssion de familles de leurs maisons".
Le président du Conseil de Yesha, l'organisme représentant les colons de Cisjordanie, Danny Dayan, a publié un communiqué dénonçant la politique du gouvernement "qui empêche de construire et veut détruire ce qui existe".
M. Dayan affirme que plus d'un millier de personnes sont concernées par ces ordres de destruction d'avant-postes.
Le 2 août, la Cour suprême d'Israël avait ordonné l'expulsion des habitants de Migron mais a donné aux autorités jusqu'à mars 2012 pour appliquer cette décision.
Selon des documents judiciaires, cette colonie construite en partie sur des terres privées palestiniennes sans l'autorisation du gouvernement israélien en mai 2001, et censée être démantelée depuis dix ans, compte environ 250 habitants.
Le mouvement anticolonisation La Paix Maintenant a dénoncé dans un communiqué "l'intention du gouvernement de légaliser également les constructions existantes sur des terres privées palestiniennes".
Selon le mouvement, plus de 70 avant-postes sont construits en partie ou totalement sur des terres privées palestiniennes.
Aux yeux de la communauté internationale, les colonies sont illégales, qu'elles aient ou non été autorisées par le gouvernement israélien. Quelque 310.000 colons sont installés en Cisjordanie, ainsi que plus de 200.000 Israéliens dans des quartiers de colonisation juive à Jérusalem-Est occupé et annexé.


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