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Moyen Orient et Monde - Libye

Les combattants du CNT déterminés à s’emparer rapidement de Syrte

La mission de l’OTAN est « proche de la fin », selon Anders Fogh Rasmussen.

Les rues de Syrte étaient ravagées hier par les combats entre opposants et loyalistes.      Ahmad el-Rubaye/AFP

Les forces du nouveau régime libyen se sont montrées hier déterminées à prendre rapidement le contrôle de l’ensemble de Syrte, principal bastion des derniers fidèles de Mouammar Kadhafi, au lendemain de la conquête de l’université et du centre Ouagadougou. « Les révolutionnaires sont à moins d’un kilomètre de la place centrale. Nous contrôlons près de 90 % de Syrte. Les combats se déroulent sur une surface de quelques kilomètres carrés seulement », a déclaré Makhlouf el-Ferjani, membre du Conseil militaire de Syrte. Si la progression est nette, le bilan est lourd : les combats de ces derniers jours ont fait près de 70 morts et des centaines de blessés parmi les combattants du Conseil national de transition (CNT), dont au moins 17 morts et plus d’une centaine de blessés hier seulement, selon le personnel des hôpitaux de campagne établis à l’est et à l’ouest de la ville.
Signe de la violence des combats, toutes les rues étaient ravagées, jonchées de véhicules calcinés, chaque maison criblée d’impacts de balles ou de bombardements. Et des traces de sang étaient visibles à l’intérieur de tous les bâtiments, souvent transformés en postes de tirs. « Nous sommes déterminés à prendre Syrte aujourd’hui » (hier lundi), a déclaré un combattant pro-CNT.
Dans le sud-ouest de cette ville symbole située à 360 km à l’est de Tripoli, non loin du centre de conférences Ouagadougou, les forces du CNT bombardaient les positions des pro-Kadhafi avec des chars et des missiles antichars, depuis une position surélevée. Après le bombardement, « nous irons à pied et dans nos camions », a déclaré l’un des combattants, Ibrahim Mletan. « Cela va être très sanglant quand nous allons y aller parce qu’ils ne veulent pas se rendre ».
Par ailleurs, dans l’oasis de Bani Walid, autre bastion de pro-Kadhafi à 170 kilomètres au sud-est de Tripoli assiégé depuis plus d’un mois, 17 combattants du CNT ont été tués et plus de 80 blessés dans des combats dimanche, selon un responsable du CNT. D’après un membre de l’une des brigades engagées, « les instructions étaient de prendre l’aéroport et de sécuriser les alentours, afin d’en faire une base militaire ». Mais au lieu d’épauler la première brigade, les autres unités sont parties vers le centre-ville, où elles sont tombées dans une embuscade. Les combattants ont finalement dû battre en retraite à la tombée de la nuit. « C’était un vrai massacre », a rapporté l’un d’eux. Hier, le commandant Moussa Younès, chef des opérations du CNT sur ce front a décrété la suspension des combats à Bani Walid « pour donner une dernière chance aux civils de fuir et aux forces loyalistes de se rendre ». De son propre aveu, il s’agissait aussi de remettre de l’ordre parmi ses troupes avant une nouvelle offensive.
Sur un autre plan, le secrétaire général de l’Alliance Anders Fogh Rasmussen a déclaré hier que l’opération menée par l’OTAN en Libye est « proche de la fin », tout en répétant que Mouammar Kadhafi n’était « pas une cible ». Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, avait déclaré la semaine dernière qu’avant de décider de mettre fin à ses opérations, l’OTAN prendrait en considération quatre facteurs : « L’évolution de la situation à Syrte, les moyens que conservent les forces de l’ex-régime pour attaquer les civils, le maintien de la capacité de Kadhafi à commander ces forces et la capacité des nouvelles autorités à assurer la sécurité. »

(Source : AFP)
Les forces du nouveau régime libyen se sont montrées hier déterminées à prendre rapidement le contrôle de l’ensemble de Syrte, principal bastion des derniers fidèles de Mouammar Kadhafi, au lendemain de la conquête de l’université et du centre Ouagadougou. « Les révolutionnaires sont à moins d’un kilomètre de la place centrale. Nous contrôlons près de 90 % de Syrte. Les combats se déroulent sur une surface de quelques kilomètres carrés seulement », a déclaré Makhlouf el-Ferjani, membre du Conseil militaire de Syrte. Si la progression est nette, le bilan est lourd : les combats de ces derniers jours ont fait près de 70 morts et des centaines de blessés parmi les combattants du Conseil national de transition (CNT), dont au moins 17 morts et plus d’une centaine de blessés hier seulement, selon le...
commentaires (1)

J'essaye de suivre ces évènements et je suis proprement atteré...des centaines de morts,entre eux...ils sont devenus fous...Syrte et bani Walid...il suffit de les encercler....et d'attendre...pourquoi tous ces morts,pourquoi toute cette destruction....et quelle compagnie a déjà signé le contrat de reconstruction de Syrte???Comme chacun sait,plus c'est détruit,plus çà rapporte....Les guerres du Liban,l'Irak n'ont pas suffi comme leçon?Le halliburton lybien,comment s'appellera -t-il?

GEDEON Christian

06 h 18, le 11 octobre 2011

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Commentaires (1)

  • J'essaye de suivre ces évènements et je suis proprement atteré...des centaines de morts,entre eux...ils sont devenus fous...Syrte et bani Walid...il suffit de les encercler....et d'attendre...pourquoi tous ces morts,pourquoi toute cette destruction....et quelle compagnie a déjà signé le contrat de reconstruction de Syrte???Comme chacun sait,plus c'est détruit,plus çà rapporte....Les guerres du Liban,l'Irak n'ont pas suffi comme leçon?Le halliburton lybien,comment s'appellera -t-il?

    GEDEON Christian

    06 h 18, le 11 octobre 2011

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