Les rues de Syrte étaient ravagées hier par les combats entre opposants et loyalistes. Ahmad el-Rubaye/AFP
Signe de la violence des combats, toutes les rues étaient ravagées, jonchées de véhicules calcinés, chaque maison criblée d’impacts de balles ou de bombardements. Et des traces de sang étaient visibles à l’intérieur de tous les bâtiments, souvent transformés en postes de tirs. « Nous sommes déterminés à prendre Syrte aujourd’hui » (hier lundi), a déclaré un combattant pro-CNT.
Dans le sud-ouest de cette ville symbole située à 360 km à l’est de Tripoli, non loin du centre de conférences Ouagadougou, les forces du CNT bombardaient les positions des pro-Kadhafi avec des chars et des missiles antichars, depuis une position surélevée. Après le bombardement, « nous irons à pied et dans nos camions », a déclaré l’un des combattants, Ibrahim Mletan. « Cela va être très sanglant quand nous allons y aller parce qu’ils ne veulent pas se rendre ».
Par ailleurs, dans l’oasis de Bani Walid, autre bastion de pro-Kadhafi à 170 kilomètres au sud-est de Tripoli assiégé depuis plus d’un mois, 17 combattants du CNT ont été tués et plus de 80 blessés dans des combats dimanche, selon un responsable du CNT. D’après un membre de l’une des brigades engagées, « les instructions étaient de prendre l’aéroport et de sécuriser les alentours, afin d’en faire une base militaire ». Mais au lieu d’épauler la première brigade, les autres unités sont parties vers le centre-ville, où elles sont tombées dans une embuscade. Les combattants ont finalement dû battre en retraite à la tombée de la nuit. « C’était un vrai massacre », a rapporté l’un d’eux. Hier, le commandant Moussa Younès, chef des opérations du CNT sur ce front a décrété la suspension des combats à Bani Walid « pour donner une dernière chance aux civils de fuir et aux forces loyalistes de se rendre ». De son propre aveu, il s’agissait aussi de remettre de l’ordre parmi ses troupes avant une nouvelle offensive.
Sur un autre plan, le secrétaire général de l’Alliance Anders Fogh Rasmussen a déclaré hier que l’opération menée par l’OTAN en Libye est « proche de la fin », tout en répétant que Mouammar Kadhafi n’était « pas une cible ». Le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, avait déclaré la semaine dernière qu’avant de décider de mettre fin à ses opérations, l’OTAN prendrait en considération quatre facteurs : « L’évolution de la situation à Syrte, les moyens que conservent les forces de l’ex-régime pour attaquer les civils, le maintien de la capacité de Kadhafi à commander ces forces et la capacité des nouvelles autorités à assurer la sécurité. »
(Source : AFP)


J'essaye de suivre ces évènements et je suis proprement atteré...des centaines de morts,entre eux...ils sont devenus fous...Syrte et bani Walid...il suffit de les encercler....et d'attendre...pourquoi tous ces morts,pourquoi toute cette destruction....et quelle compagnie a déjà signé le contrat de reconstruction de Syrte???Comme chacun sait,plus c'est détruit,plus çà rapporte....Les guerres du Liban,l'Irak n'ont pas suffi comme leçon?Le halliburton lybien,comment s'appellera -t-il?
06 h 18, le 11 octobre 2011