La duchesse d’Albe Cayetana Fitz-James Stuart y Silva et son mari Alfonso Diez au palais Las Duenas après leur mariage. Photo Marcelo del Pozo/Reuters
C’est dans cette riche demeure andalouse des XVe et XVIe siècles, au cœur de Séville, propriété de la famille d’Albe, que devait être célébré le troisième mariage de la duchesse, âgée de 85 ans et deux fois veuve, l’aristocrate la plus titrée au monde, avec Alfonso Diez, 60 ans. Le futur époux est sorti à la mi-journée de son hôtel, en sobre costume gris, pour s’engouffrer dans une voiture.
« Ici, elle est très aimée », assure Esperanza Azanon, 68 ans, venue avec deux amies jusqu’aux portes du palais qui s’ouvre sur un patio andalou rafraîchi par l’ombre de palmiers et d’orangers. « J’adore ce genre de choses », poursuit-elle, impatiente d’en savoir plus sur l’union tant attendue de Cayetana Fitz-James Stuart et d’Alfonso Diez.
Après plus de trois ans de luttes familiales, la duchesse, célèbre pour sa chevelure blanche frisée et une langue bien pendue qui font les délices de la presse people, accomplira son souhait : épouser Alfonso Diez, né dans une petite ville de province, Palencia, et dont l’humble histoire familiale n’a rien de commun avec la dynastie de la maison d’Albe, qui remonte au XIVe siècle. Pour surmonter l’hostilité de ses enfants, la fiancée a finalement dû avaler, en juillet, une pilule amère : répartir de son vivant l’héritage de son immense fortune, estimée par la presse entre 600 millions et 3,5 milliards d’euros, entre ses six héritiers. Une fois rassurée sur ses confortables perspectives d’avenir, la descendance de la duchesse ne s’est plus opposée au mariage. Le roi Juan Carlos a lui-même donné son feu vert à l’union fin septembre, comme le veut la tradition pour les mariages de la maison d’Albe, selon les médias. L’absence de deux de ses enfants assombrira cependant la cérémonie, prévue dans la chapelle du palais devant une quarantaine d’invités, famille et amis proches. La varicelle a mystérieusement frappé sa benjamine et unique fille, Eugenia, quelques heures avant le mariage. Son fils Jacobo, en froid avec la duchesse, a opportunément dû partir en voyage.
Respectant la coutume, les fiancés ont dormi séparément la veille du mariage. « Je suis catholique et je pratique. C’est pour cela que je me marie une troisième fois », a déclaré la duchesse, lors du dernier entretien accordé avant la cérémonie à l’agence Efe. « Je suis contre le divorce, contre l’avortement et contre toutes ces atrocités », a ajouté celle que les médias n’hésitent pourtant pas à décrire comme une duchesse libre et bohème. Célèbre pour ses robes colorées qu’elle porte parfois pieds nus, ou avec de vertigineux escarpins pailletés, la duchesse a maintenu le plus grand secret autour de sa robe de mariée, confectionnée par les créateurs espagnols Victorio & Lucchino. Les couturiers étaient sortis satisfaits, mardi, du palais de Las Duenas après les derniers essayages. Refusant de donner plus de détails sur la mystérieuse robe que « seule » la duchesse a vue, ils ont toutefois révélé que les fleurs pour la cérémonie étaient roses et blanches.
(Source : AFP)


Monsieur André Jabbour, n'oubliez pas mes commentaires sur votre beau et élégantissime Sylvio. Cherchez toujours la POCHE, mon ami. Cordialement Anastase Tsiris
09 h 49, le 06 octobre 2011