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Moyen Orient et Monde - Libye

Les anti-Kadhafi resserrent petit à petit l’étau sur Syrte

Les habitants continuent de fuir la ville ; le village de l’ancien Guide totalement sous le contrôle du CNT.

L’acteur américain Sean Penn est arrivé hier à Benghazi, pour une visite de quelques jours au cours desquels il souhaite s’imprégner de la force du printemps arabe et évaluer les besoins humanitaires du pays. Abdullah Doma/AFP

Les forces du nouveau régime libyen resserrent l’étau autour de Syrte, bastion du leader déchu Mouammar Kadhafi, au lendemain de la prise de son village natal juste à côté. Le Conseil national de transition (CNT), l’ex-rébellion qui a renversé le régime Kadhafi, attend désormais la chute de l’ensemble de cette région pour proclamer la « libération » totale du pays.
La route côtière à l’ouest de Syrte était ainsi bloquée dans la matinée par des dizaines de véhicules remplis de civils désespérés. Farak Moussa, qui a réussi à faire tenir huit membres de sa famille, des matelas et des valises dans son minibus, a expliqué que la violence des combats l’a poussé à prendre le risque de fuir, malgré la propagande. « Nous avions peur de sortir, car les (gens de Kadhafi) nous ont dit que le CNT nous couperait la tête. Pourquoi est-ce que l’OTAN nous bombarde ? » a-t-il demandé à un barrage. Des milliers d’habitants ont déjà fui la ville depuis l’assaut donné le 15 septembre par les forces du CNT pour en prendre le contrôle.
Rappelons que la veille, les combattants des nouvelles autorités ont pris le contrôle du village de Qasr Abou Hadi, où Mouammar Kadhafi serait né sous une tente bédouine en 1942, une victoire symbolique dans leur lutte pour éradiquer l’héritage de l’ancien dirigeant. Des rafales de tirs sporadiques y résonnaient pourtant encore hier où des combattants pro-CNT poursuivaient des opérations de nettoyage. Ces derniers ont pris le contrôle d’une importante base des forces pro-Kadhafi, abritant une brigade autrefois sous les ordres de Saadi Kadhafi, l’un des fils du Guide déchu, aujourd’hui réfugié au Niger. « Après-demain, vous pourrez célébrer la victoire avec nous dans le centre-ville », s’est félicité le commandant pro-CNT Salah Buhlega.
En fin d’après-midi, les combats se poursuivaient au nord-est de Syrte. Le rond-point marquant l’entrée est de la ville était sous le feu des pro-Kadhafi, disséminés dans des immeubles en construction. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a néanmoins annoncé avoir réussi à fournir de l’oxygène et du matériel médical au principal hôpital de Syrte.
Plus au sud, les forces du CNT butaient toujours sur la résistance acharnée des derniers fidèles de Mouammar Kadhafi à Bani Walid. Un commandant sur place, Adel Beniour, a réassuré que Seif el-Islam se trouvait dans la ville et y « dirigeait les opérations militaires ». Rappelons que malgré près d’un mois de combats, les forces pro-CNT ne parviennent pas à progresser dans cette vaste oasis, en raison de la résistance acharnée des pro-Kadhafi, mais aussi d’un manque de coordination et de moyens du côté des combattants du nouveau régime.
Concernant Mouammar Kadhafi lui-même, son ancien Premier ministre al-Baghdadi al-Mahmoudi a estimé qu’il se trouvait encore en Libye et qu’il continuerait à se battre face aux forces des nouvelles autorités.
Par ailleurs, en visite au Caire, le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, a déclaré que les combats au sol étaient encore trop intenses pour permettre à l’OTAN de cesser ses opérations aériennes, tout en estimant que ces combats ne pouvaient pas durer.
Sur le plan diplomatique, l’émissaire du pape en Libye, le nonce Tommaso Caputo, a engagé des premiers contacts avec le CNT et assuré que les nouvelles autorités voyaient d’un œil favorable « la présence séculière » de l’Église, présence « bien appréciée » et « positive aux côtés des frères musulmans ».

(Source : agences)
Les forces du nouveau régime libyen resserrent l’étau autour de Syrte, bastion du leader déchu Mouammar Kadhafi, au lendemain de la prise de son village natal juste à côté. Le Conseil national de transition (CNT), l’ex-rébellion qui a renversé le régime Kadhafi, attend désormais la chute de l’ensemble de cette région pour proclamer la « libération » totale du pays.La route côtière à l’ouest de Syrte était ainsi bloquée dans la matinée par des dizaines de véhicules remplis de civils désespérés. Farak Moussa, qui a réussi à faire tenir huit membres de sa famille, des matelas et des valises dans son minibus, a expliqué que la violence des combats l’a poussé à prendre le risque de fuir, malgré la propagande. « Nous avions peur de sortir, car les (gens de Kadhafi) nous ont dit que le CNT nous...
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