Les Francs-Comtois ont procédé à une grosse mise au point en début de semaine dans le huis clos de leur vestiaire du stade Bonal en présence de leur président, Alexandre Lacombe, qui estimait alors que « certains se prennent pour d’autres ».
« Ce ne sont ni deux petits accidents sans incidence ni un accident industriel très préoccupant », tempère pourtant, avec le recul, le dirigeant dans un souci probable de protéger son groupe en proie aux doutes avant de recevoir les Toulousains, troisièmes du classement avec 17 points.
Cette minicrise, niée en interne, intervient alors que le début de saison a déjà été agité dans les coulisses sochaliennes. Le milieu Kévin Anin et l’attaquant Modibo Maïga avaient, par deux fois, refusé de s’entraîner, boycottant même la rencontre de Ligue 1 à Nancy.
« Ce que j’ai dit aux joueurs ? C’est de la cuisine interne, mais ce n’est pas une crise. Et de toute façon, les crises, à Sochaux, ont toujours rendu plus fort et plus solidaire », plaide encore Alexandre Lacombe, soucieux de livrer une juste analyse des deux récentes déroutes.
« Il y a eu quatre mi-temps : deux très bonnes et deux demi-mi-temps pas terribles. On a quand même pris quatre buts en un quart d’heure face à Auxerre, ce n’est pas à prendre à la légère. Rennes ? Ils étaient un cran au-dessus de nous », dit-il.
Faute collective
Si la situation n’est pas préoccupante sur le plan comptable, les défaillances individuelles sont plus alarmantes dans un groupe qui a beaucoup changé à l’intersaison.
Les cadres Damien Perquis et, surtout, Marvin Martin sont loin du niveau escompté.
« Quand on prend dix buts, c’est de la faute de toute l’équipe. Effectivement, il y a des erreurs individuelles, les efforts ne sont parfois pas effectués collectivement. Certains joueurs sont ponctuellement en dessous de leur potentiel. Ça va revenir », explique Alexandre Lacombe.
L’impact relatif du milieu de terrain international Marvin Martin pourrait s’expliquer par la multiplication des matches disputés, que ce soit en Ligue 1 ou en équipe de France où « le joueur ne s’économise pas », selon le staff médical du FCSM.
Les dirigeants francs-comtois ont immédiatement réagi après les dix buts encaissés en deux matches afin de conserver un groupe sous pression car les objectifs n’ont pas changé depuis le début de saison et malgré les contrariétés.
« Vu l’effectif et notre qualité technique, le top 10 est un réel challenge. Toulouse ? Au-delà de son classement, j’ai toujours dit qu’il ferait une bonne et grosse saison.
Une victoire fera forcément beaucoup de bien, mais nous ne sommes pas crispés », assure le président.
Pourtant, le club s’est bel et bien replié sur lui-même, toute la semaine, interdisant les caméras de télévision lors des entraînements et acceptant au compte-gouttes les demandes d’interviews des journalistes.

