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Culture - Rencontre

Walid Nahas et son île de musique

Il est l’un des derniers des romantiques. Le pianiste canadien d’origine libanaise Walid Nahas présente au théâtre Monnot ce soir et demain dimanche à 20h30 un concert intitulé « Immersion ». Des airs choisis de son premier album ainsi que de nouvelles mélodies que le jeune musicien a émaillées de notes bleues.

Walid Nahas, une vision à la fois classique et moderne de la musique. (Michel Sayegh)

Le piano a toujours été présent dans la vie de Walid Nahas. Mais au-delà de l’instrument, c’est la musique qui a tenu un rôle primordial dans son quotidien. Dans une maison où le verbe se mêle en toute aisance aux notes musicales et où le piano n’est pas qu’un simple meuble, mais bien un personnage principal de la maisonnée, le jeune Nahas commence son éducation artistique vers l’âge de neuf ans. «C’est à ma seule demande que je vais débuter un apprentissage classique destiné à assurer de bonnes fondations», dit-il. Plus tard, c’est sur les conseils de Mme Bélanger (institutrice du Québec ) que Nahas se tournera vers la composition. «Elle remarquait qu’en interprétant un grand classique, j’avais tendance à improviser. À voguer loin», ajoute le musicien.
Ne délaissant jamais le piano, qu’il a eu en héritage – un cadeau de son arrière-grand-père Michel Chiha à sa femme –, Nahas ira quand même à l’âge de quinze ans à la rencontre du rock et du jazz. «C’était une manière de redécouvrir le monde à travers de nouvelles harmonies.» Dans ses allers-retours entre le Canada et la France, pour enfin s’établir dans son pays d’origine, le Liban, le pianiste apprivoise l’élégant instrument et se nourrit de mélodies. De ses premiers pas dans les hôtels ou dans les pianos-bars à chuchoter à l’oreille de son piano, il en apprend la maîtrise totale. «C’est une très bonne école, dit-il, et j’en garde un très bon souvenir car on est à la fois entouré de personnes qui sont là, mais qui ne vous entendent pas. On se trouve donc obligé d’être plus à l’écoute de soi-même.»
Son côté rêveur et sa nature romantique, qui le font aimer Chopin, Schubert et Satie, mais également son désir très fort de sortir des sentiers battus poussent le pianiste à jouer au sein de groupes différents. Mais c’est seul, assis devant son piano et les yeux fermés, qu’il parvient à créer un univers propre à lui, empreint à la fois de classicisme et de
modernité.
Aujourd’hui, Walid Nahas va plus loin et s’immerge totalement dans ce voyage. Avec l’appui de sa femme, qui respecte cette île de musique qui l’entoure, Nahas se met tôt le matin au travail. Bientôt, le musicien mariera la forte résonance de son piano aux sonorités en sourdine de l’harmonica.
Walid Nahas a encore beaucoup à dire. Et si son premier concert au Liban a pris l’allure de balbutiements et de liens renoués avec son pays, le musicien compte rapporter avec lui cette fois des brassées d’images. Des atmosphères inédites. Cristalline, sa musique évoque les flots maritimes, les vagues à jamais renouvelées, l’invitation au voyage. À la contemplation.
Le piano a toujours été présent dans la vie de Walid Nahas. Mais au-delà de l’instrument, c’est la musique qui a tenu un rôle primordial dans son quotidien. Dans une maison où le verbe se mêle en toute aisance aux notes musicales et où le piano n’est pas qu’un simple meuble, mais bien un personnage principal de la maisonnée, le jeune Nahas commence son éducation artistique vers l’âge de neuf ans. «C’est à ma seule demande que je vais débuter un apprentissage classique destiné à assurer de bonnes fondations», dit-il. Plus tard, c’est sur les conseils de Mme Bélanger (institutrice du Québec ) que Nahas se tournera vers la composition. «Elle remarquait qu’en interprétant un grand classique, j’avais tendance à improviser. À voguer loin», ajoute le musicien. Ne délaissant jamais le piano, qu’il a...
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