Des militaires du CNT annoncent la capture du porte-parole de Kadhafi.
En fin d’après-midi, les chars anti-Kadhafi tiraient à Syrte sur une zone boisée où des loyalistes se seraient réfugiés pour se protéger des bombardements de l’OTAN, tandis que des avions ont survolé la ville toute la journée. Environ 500 personnes, dont des pro-Kadhafi, ont quitté la ville que les forces du Conseil national de transition (CNT) tentent de conquérir, ont annoncé des militaires, affirmant arrêter une dizaine de loyalistes chaque jour. « Cela ne va pas être facile de prendre Syrte. On pensait qu’on le ferait aujourd’hui, maintenant je n’y crois plus. Mouatassim (Kadhafi) est à l’intérieur et dirige ses hommes. Ils ont des armes lourdes et des tireurs embusqués, qui nous compliquent la tâche », a déclaré un commandant sur le terrain.
À Bani Walid, les pro-CNT, bloqués face à une résistance farouche, n’ont pas avancé depuis quelques jours. Walid Khaimej, un capitaine sur le front, a demandé « plus d’aide de l’OTAN ». Plus tôt dans la journée, un porte-parole militaire du CNT a assuré avoir localisé Seif al-Islam Kadhafi, qui se trouve dans la ville.
Dans le même temps, des commandants du nouveau pouvoir ont annoncé la capture du porte-parole du régime déchu, Moussa Ibrahim, en fuite depuis la chute de Tripoli, par les révolutionnaires de Misrata, « alors qu’il roulait à bord d’une voiture hors de Syrte déguisé en femme », selon une information non confirmée. C’est l’un des rares responsables de l’ancien régime à être capturé.
Par ailleurs, quelques heures après l’émission par Interpol d’une « notice rouge » à l’encontre de l’un des fils Kadhafi, Saadi, le Premier ministre du Niger, Brigi Rafini, a réaffirmé que son pays ne l’extraderait pas. « Saadi Kadhafi est en sécurité à Niamey, dans les mains de l’État du Niger » depuis le 11 septembre, a-t-il déclaré. Pour l’extrader, « il faut être sûr qu’il aura droit à une défense équitable » et à « un traitement équitable », des conditions pas réunies pour le moment selon lui. Notons que l’organisation policière internationale a indiqué dans un communiqué avoir demandé à ses 188 pays membres d’arrêter Saadi Kadhafi, accusé par le CNT de « s’être emparé de biens par la force et d’intimidation quand il dirigeait la Fédération libyenne de football ». « En tant que commandant d’unités militaires qui auraient été impliquées dans la répression durant la révolte, Saadi Kadhafi est aussi soumis à une interdiction de voyage et un gel de ses biens ordonnés par l’ONU », a ajouté Interpol.
De son côté, l’ancien Premier ministre al-Baghdadi al-Mahmoudi, détenu en Tunisie, a entamé une grève de la faim pour exiger sa libération et protester contre le mandat d’amener lancé à son encontre par le CNT, a annoncé son avocat Mabrouk Kourchid. Acquitté par la justice tunisienne après une condamnation à six mois de prison pour entrée illégale en Tunisie, M. Mahmoudi est toujours détenu.
Sur le plan diplomatique, le Conseil des droits de l’homme de l’ONU s’est déclaré en faveur de la levée de la suspension de la Libye, un autre bon point pour le CNT, reconnu par la communauté internationale comme représentant du peuple libyen.
Enfin, au niveau politique, Mahmoud Jibril, numéro deux du CNT, a annoncé dans la soirée qu’il ne ferait pas partie du prochain gouvernement.
(Source : AFP)


Quand il dirigeait la Féderation lybienne de football...on croit rêver!c'est tout ce qu'ils ont trouvé...mais à ce compte là,on en arrête des dirigeants de féderations...et pour celle de pétanque,ils ont trouvé quequechose?!Heureusement que le ridicule ne tue pas!A propos ,Khamiss,vous avez retrouvé son 18ème cadavre?
05 h 06, le 30 septembre 2011