Les Frères musulmans menacent de boycotter les législatives
OLJ /
le 30 septembre 2011 à 00h56
La coalition électorale dirigée par le parti des Frères musulmans a menacé de boycotter les premières législatives depuis la chute de Hosni Moubarak prévues fin novembre, aggravant la crise autour de la gestion de la transition par le pouvoir militaire en place. La coalition formée autour de la confrérie islamiste exige principalement l’abandon d’une disposition électorale jugée favorable au retour, sous couvert de candidatures « indépendantes », de proches du pouvoir de M. Moubarak, renversé le 11 février. Elle réclame aussi dans un communiqué une date ferme pour l’élection présidentielle, qui permette « la remise du pouvoir à une autorité civile d’ici à la fin juin 2012 ». La coalition ajoute qu’elle se réunira dimanche pour examiner la réponse du pouvoir militaire à ses exigences. Crédités du soutien de quelque 35 % de la population selon un récent sondage, les Frères musulmans sont considérés comme le mouvement le plus puissant et le mieux organisé d’Égypte. Leur menace de boycott s’ajoute à la montée des critiques contre le Conseil suprême des forces armées (CSFA), accusé de manquer de transparence et de perpétuer le dispositif répressif du passé. Une vingtaine de partis et mouvements issus du soulèvement anti-Moubarak ont ainsi appelé à manifester aujourd’hui sur l’emblématique place Tahrir pour dénoncer la manière dont l’armée gère la transition du pays. Les Frères musulmans et leurs alliés ont toutefois indiqué qu’ils ne se joindraient pas à ces rassemblements. Sur un autre plan, un gardien d’une église a été tué et un autre blessé par des hommes armés dans le village d’al-Roda au sud du Caire, a indiqué un responsable des services de sécurité. Une enquête a été ouverte pour déterminer les raisons de cette agression, qui pourrait avoir été provoquée par un conflit familial.
La coalition électorale dirigée par le parti des Frères musulmans a menacé de boycotter les premières législatives depuis la chute de Hosni Moubarak prévues fin novembre, aggravant la crise autour de la gestion de la transition par le pouvoir militaire en place.La coalition formée autour de la confrérie islamiste exige principalement l’abandon d’une disposition électorale jugée favorable au retour, sous couvert de candidatures « indépendantes », de proches du pouvoir de M. Moubarak, renversé le 11 février. Elle réclame aussi dans un communiqué une date ferme pour l’élection présidentielle, qui permette « la remise du pouvoir à une autorité civile d’ici à la fin juin 2012 ». La coalition ajoute qu’elle se réunira dimanche pour examiner la réponse du pouvoir militaire à ses exigences.Crédités du...
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