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Culture - Exposition

Photographies de guerre et de... ski

La galerie Marc Hachem présente de très beaux clichés datant de la Seconde Guerre mondiale, pris par des photographes de guerre australiens.

Une photographie de G. Silk datant du 20 juillet 1941.

Les Libanais n’ont pas vraiment la lubie des commémorations, ni celle des dates anniversaires. Il aurait donc fallu une initiative de l’ambassade d’Australie pour marquer les 70 ans de la bataille de Beyrouth qui a conduit au retrait des forces françaises vichystes.
« Soixante dix ans : l’Australie et la bataille de Beyrouth » montre ainsi le périple des forces armées australiennes à travers la lentille des photographes de guerre qui les accompagnaient.
Les photos couvrent les combats mais aussi la progression des forces australiennes (venant de Palestine) et leur entrée dans Beyrouth aux côtés des forces alliées le 12 juillet 1941. Les soldats en action ou au repos, traversant le fleuve Litani, ou posant devant les chars. Les soldats australiens et les unités affiliées au British Commonwealth sont restés plusieurs mois en poste à Beyrouth. Certaines photographies illustrent leurs activités durant cette période, dont la fondation, notamment, de la première unité de ski au sein de l’armée australienne qui a vu le jour aux Cèdres.
Les œuvres en noir et blanc sont d’une grande qualité expressive. Il y a là des clichés de Frank Hurley (1885-1962), premier photographe officiel à rallier les rangs des Forces australiennes impériales. Surnommé le « Mad Photographer », il avait parfois tendance à « manipuler » ses négatifs et à superposer des scènes, créant ainsi des scènes qui n’existent pas en réalité. À ceux qui le critiquaient et l’accusaient de déformer la vérité historique, il rétorquait que la photographie est un art comme la peinture, où l’esthétique prime.
Passionné d’aventure, Hurley s’était également rendu célèbre pour sa participation à l’expédition Endurance (quatrième expédition britannique en Antarctique au XXe siècle) menée par Ernest Shackelton.
Exposées également, des œuvres de Damien Parer (1912-1944), photographe et cameraman australien qui a acquis la notoriété pour ses reportages de guerre audacieux. Trois ans après avoir couvert la bataille de Beyrouth, il a trouvé la mort sur l’île de Peleliu où il documentait la guerre du Pacifique.
George Silk (1916-2004) faisait également partie des photographes vétérans de la grande guerre.

M.G.H.
* Jusqu’au 30 septembre. Imm. Capital Gardens, rue Salloum, Mina el-Hosn, centre-ville de Beyrouth. Tel. 70-949029. Du lundi au samedi, de 10h à 20h.
www.marchachem.com
Les Libanais n’ont pas vraiment la lubie des commémorations, ni celle des dates anniversaires. Il aurait donc fallu une initiative de l’ambassade d’Australie pour marquer les 70 ans de la bataille de Beyrouth qui a conduit au retrait des forces françaises vichystes. « Soixante dix ans : l’Australie et la bataille de Beyrouth » montre ainsi le périple des forces armées australiennes à travers la lentille des photographes de guerre qui les accompagnaient.Les photos couvrent les combats mais aussi la progression des forces australiennes (venant de Palestine) et leur entrée dans Beyrouth aux côtés des forces alliées le 12 juillet 1941. Les soldats en action ou au repos, traversant le fleuve Litani, ou posant devant les chars. Les soldats australiens et les unités affiliées au British Commonwealth sont restés...
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