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Liban - Appel Annuel

Bkerké exhorte toutes les parties à reprendre le dialogue

Les évêques maronites ont appelé hier toutes les parties à reprendre le chemin de la table de dialogue. Des efforts sont déployés pour réunir un sommet interreligieux au niveau de tous les pays du Moyen-Orient.

Les évêques (et le cardinal Sfeir) réunis autour du patriarche Raï, hier à Bkerké. Photo Émile Eid

Dans son message annuel à portée nationale publié traditionnellement en septembre, le Conseil des évêques maronites a invité cette année les Libanais à reprendre le chemin de la « table de dialogue », espace approprié où ils peuvent exprimer « leurs appréhensions et leurs doutes », et « renouveler leur confiance les uns dans les autres ».
Réuni sous la présidence du patriarche Béchara Raï, et en présence du patriarche Nasrallah Sfeir, le Conseil des évêques a cherché à expliciter, dans son message, le sens de l’action ecclésiale, sociale et nationale de Mgr Raï, depuis son intronisation.
Sur le plan ecclésial, le Conseil des évêques a dressé un court bilan de l’effort du patriarche en vue de « confirmer la communion ecclésiale » de l’Église maronite avec le pape et les institutions romaines d’abord, au sein de l’Église maronite elle-même ensuite, notamment par l’instauration de nouvelles structures administratives à Bkerké.
Le message insiste sur les appels réitérés aux fidèles pour qu’ils approfondissent leurs liens « verticaux » avec Dieu et « horizontaux » les uns avec les autres.
Les visites pastorales mises au service de cet objectif se poursuivront au Liban et à l’étranger, en commençant par les deux diocèses maronites des États-Unis, conclut le message annuel, sur le plan ecclésial.

Le dialogue islamo-chrétien
Sur le plan islamo-chrétien, le conseil souligne que, dès le départ, le patriarche a promu l’ouverture en direction de toutes les autorités religieuses au Liban, ouverture qui s’est notamment concrétisée par l’organisation de deux sommets interreligieux. Cette ouverture s’opère dans la conviction que « la présence chrétienne dans cette région ne peut se poursuivre et s’épanouir qu’à travers l’ouverture de toutes les religions les unes sur les autres sur les plans religieux et culturel, au service de l’homme, la préservation de ses droits et l’édification de la société sur les bases religieuses et humaines communes à nos religions, notamment les valeurs de liberté, de justice et d’égalité pour tous les hommes, créés à l’image de Dieu ».
Des efforts sont déployés pour réunir un sommet interreligieux au niveau de tous les pays du Moyen-Orient, conclut le message sur ce point.

Le rôle du patriarcat
Enfin, sur le plan national, outre l’appel à un retour à la table de dialogue, le message souligne que l’Église maronite, depuis Fakhreddine II, « est un partenaire essentiel dans la formation de la patrie libanaise », et que le patriarcat « s’efforce de consacrer et d’insuffler un nouvel élan à ce rôle historique, dans le souci non seulement de tous les Libanais, mais aussi du Machrek arabe auquel le destin du Liban est lié ».
Le patriarcat « souffre de voir à quoi sont réduits les Libanais, et en particulier les chrétiens, du fait des guerres, des tueries et des alignements sur les axes régionaux et internationaux ».
Dans le cadre de son invitation générale au dialogue, le patriarcat rappelle avoir organisé deux rencontres, l’une entre des chefs maronites, l’autre entre tous les députés maronites, dans l’espoir que ces derniers « parviennent à des convictions communes, qu’ils proposeront ensuite à leurs partenaires et compatriotes ».
C’est sur cette base que s’édifient les rapports du patriarche avec les responsables libanais et internationaux, d’où une première visite en France au cours de laquelle le patriarche a eu « le courage de placer la communauté internationale devant ses responsabilités (...) et de l’exhorter à mettre en œuvre équitablement les résolutions du Conseil de sécurité, ajoute le communiqué.
En conclusion, le Conseil des évêques a rappelé que l’Église maronite « a porté dès sa naissance le flambeau de la liberté, de la dignité de l’homme et de ses droits, et s’est battue pour préserver le précieux dépôt de la foi et de la liberté ». « Aujourd’hui, nous sommes dans la nécessité la plus urgente de revenir à cette conduite historique, en ces circonstances difficiles où notre existence, notre rôle et notre message sont menacés, d’abord comme Libanais, ensuite comme chrétiens », souligne le texte.
Dans son message annuel à portée nationale publié traditionnellement en septembre, le Conseil des évêques maronites a invité cette année les Libanais à reprendre le chemin de la « table de dialogue », espace approprié où ils peuvent exprimer « leurs appréhensions et leurs doutes », et « renouveler leur confiance les uns dans les autres ».Réuni sous la présidence du patriarche Béchara Raï, et en présence du patriarche Nasrallah Sfeir, le Conseil des évêques a cherché à expliciter, dans son message, le sens de l’action ecclésiale, sociale et nationale de Mgr Raï, depuis son intronisation. Sur le plan ecclésial, le Conseil des évêques a dressé un court bilan de l’effort du patriarche en vue de « confirmer la communion ecclésiale » de l’Église maronite avec le pape et les institutions...
commentaires (4)

L'irresponsabilité des leaders maronites fait de Bkerké un sujet de désaccord et non pas d'accord. Du temps du Patriarche Sfeir, c'étaient les 8 marsiens les insatisfaits. Aujourd'hui, avec le Patriarche Raï ce sont les 14 marsiens les insatisfaits. Et vous appelez ça, Monsieur André Jabbour : Bkerké qui divise et Bkerké qui rassemble. Vous êtes toujours divisés. Ce ne sont pas les Patriarches qui vous rassemblent ou divisent. Ne donnez pas de rôles politiques, qu'ils n'ont pas, aux Patriarches. C'est l'égoïsme de vos leaders qui le fait. Cordialement Anastase Tsiris

Anastase Tsiris

09 h 22, le 29 septembre 2011

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Commentaires (4)

  • L'irresponsabilité des leaders maronites fait de Bkerké un sujet de désaccord et non pas d'accord. Du temps du Patriarche Sfeir, c'étaient les 8 marsiens les insatisfaits. Aujourd'hui, avec le Patriarche Raï ce sont les 14 marsiens les insatisfaits. Et vous appelez ça, Monsieur André Jabbour : Bkerké qui divise et Bkerké qui rassemble. Vous êtes toujours divisés. Ce ne sont pas les Patriarches qui vous rassemblent ou divisent. Ne donnez pas de rôles politiques, qu'ils n'ont pas, aux Patriarches. C'est l'égoïsme de vos leaders qui le fait. Cordialement Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    09 h 22, le 29 septembre 2011

  • L’Église maronite, du temps de Fakhreddine II a pu régner sur 330ooo km2 . Espérons qu 'elle pourra de nouveau défier les difficultés et unir touts les libanais autour d' un seul patriarche, le patriarche Béchara Raï. Antoine Sabbagha

    Sabbagha Antoine

    04 h 52, le 29 septembre 2011

  • Que certains souhaitent, je le comprends. Qu'ils rêvent, je ne le comprends pas... Le Patriarche suit son chemin tout droit. Ne lui attribuez pas des déviations qu'ils n'a pas faites. Il parle au nom des Chrétiens et non au nom de partis ou de formations politiques. Anastase Tsiris

    Anastase Tsiris

    02 h 56, le 29 septembre 2011

  • - - Bkérké qui divise n'est plus ! C'est bien Bkérké qui rassemble avec son illustre histoire dans toute sa splendeur et son nouveau berger , qui a repris le flambeau pour le bien de tous , avec le bénédiction du Saint Siège et du Saint Père . Vivement la rencontre " prochaine " du nouveau Patriarche avec le Sayed , et la boucle de la réconciliation nationale sera bouclée .

    JABBOUR André

    02 h 28, le 29 septembre 2011

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