"Nous nous réunissons les 1er et 2 octobre, a priori à Istanbul", a déclaré à l’AFP Bassma Kodmani, porte-parole du "Conseil national syrien" (CNS), coalition la plus large et la plus représentative de l'opposition syrienne. Une réunion au Caire avait été évoquée, mais le rassemblement devrait se tenir à Istanbul. "Nous devons y discuter de la formation de commissions" au sein du Conseil, et "les Frères musulmans y participeront en tant que parti", a précisé Mme Kodmani.
Créé fin août à Istanbul, le CNS est formé de 140 personnalités dont la moitié vivent en Syrie. Le nom de ces opposants de l'intérieur n'est pas connu pour des raisons de sécurité. Des membres des Frères musulmans, une organisation pan-islamiste interdite en Syrie, participent à ce CNS aux côtés de libéraux et de personnalités syriennes.
"Lorsque sa composition sera annoncée, il restera ouvert à l'adhésion d'autres forces. Tout notre effort ici est de ne pas se présenter comme le mouvement qui veut éliminer les autres, c'est un cadre national qu'on essaie de proposer", avait déclaré Mme Kodmani lors de la création du conseil. L'opposition syrienne avait franchi un pas important le 21 septembre dans son unification après l'appel de l'opposition sur le terrain, fédérée au sein des Comités locaux pour la coordination (LCC), à rejoindre le Conseil national syrien. La formation du CNS avait été saluée par Washington et par Paris.
En plus du Conseil national syrien, l'opposition dispose d'un Conseil national de transition né en août à Ankara, la coalition des forces laïques et démocratiques formée à Paris et qui semble plus marginale, et enfin le Comité national pour le changement démocratique (CNCD) réuni à Damas. Après des mois de contestation sans précédent réprimée dans le sang par le régime du président Bachar el-Assad, il est toujours très difficile de mesurer le poids de chaque courant d'opposition. Les observateurs retiennent communément la prépondérance de trois mouvements : les "nationalistes" arabes, les "libéraux" et les "islamistes", très actifs depuis le début de la contestation le 15 mars, notamment les Frères musulmans implantés de longue date dans le pays.
Créé fin août à Istanbul, le CNS est formé de 140 personnalités dont la moitié vivent en Syrie. Le nom de ces opposants de l'intérieur n'est pas connu pour des raisons de sécurité. Des membres des Frères musulmans, une organisation pan-islamiste interdite en Syrie, participent à ce CNS aux côtés de libéraux et de personnalités...


À Verdun, un « sommet spirituel » pour préserver l’unité nationale... et donner un coup de pouce au pouvoir