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Moyen Orient et Monde - Syrie

Pour Erdogan, le temps de Bachar el-Assad « est compté »

Renforts militaires et déploiement d’agents de sécurité.

L’événement date de samedi, mais reste lourd de sens : il s’agit de la mise en garde inédite du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan au président syrien Bachar el-Assad, dont « le temps est désormais compté » et « qui ne pourra se maintenir indéfiniment au pouvoir par la violence ».
En attendant d’éventuelles répercussions concrètes sur le terrain, des renforts militaires ont été dépêchés hier dans les villes de Rastan et Qousseir, où l’armée syrienne a renforcé sa présence après plusieurs tentatives de fuite de ressortissants syriens dans la zone, ont indiqué des militants. D’autre part, des agents de sécurité sont déployés en grand nombre à Douma, au nord-est de Damas, selon la même source.
Dans la région d’Idleb, entre autres, des forces militaires et de sécurité ont mené des perquisitions accompagnées de tirs intensifs, et arrêté plusieurs personnes dans les localités de Sarmine, Naïrab et Qaminas, Zaafarana, Talbiseh et Deir el-Foll, « après la fuite ce matin de plus de quarante soldats du camp militaire de Naïrab », a rapporté l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). En outre, dix lycéens, dont une fille, ont été arrêtés hier par les services de sécurité à Daël, une ville de la province de Deraa où est née la contestation.
Pour leur part, les militants sur Facebook ont appelé à manifester en Syrie en faveur de Zaïnab el-Hosni, une jeune fille de 18 ans enlevée par des hommes en civil en juillet à Homs puis retrouvée par ses parents dans un hôpital militaire, le 13 septembre, « décapitée, démembrée et écorchée » selon Amnesty International.
Et comme tous les jours donc depuis le 15 mars, des manifestations ont eu lieu hier dans le pays, notamment à Hama, Jassem, Deir ez-Zor, Idleb, Palmyre, dans plusieurs villes du Hourane et à Homs, où un jeune homme est décédé suite à ses blessures. Toujours à Homs, le docteur Hassan Eid, chef du département de chirurgie à l’hôpital national, a été tué hier matin devant son domicile, selon l’OSDH, la télévision publique syrienne rejetant la responsabilité de cet assassinat sur des « groupes terroristes armés ». Le bilan hier était de sept morts et risquait de s’alourdir. Rappelons que samedi, treize civils avaient été tués par les forces de sécurité syriennes à Homs et Hama, selon des militants.
Enfin, et suite aux sanctions renforcées de l’Union européenne contre Damas (Syriatel et Cham Holding tout récemment...), les autorités syriennes ont interdit hier la majeure partie des importations, à l’exception des matières premières et des céréales, pour préserver les réserves de change du pays, selon des hommes d’affaires syriens.
(Source : agences et rédaction)
L’événement date de samedi, mais reste lourd de sens : il s’agit de la mise en garde inédite du Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan au président syrien Bachar el-Assad, dont « le temps est désormais compté » et « qui ne pourra se maintenir indéfiniment au pouvoir par la violence ». En attendant d’éventuelles répercussions concrètes sur le terrain, des renforts militaires ont été dépêchés hier dans les villes de Rastan et Qousseir, où l’armée syrienne a renforcé sa présence après plusieurs tentatives de fuite de ressortissants syriens dans la zone, ont indiqué des militants. D’autre part, des agents de sécurité sont déployés en grand nombre à Douma, au nord-est de Damas, selon la même source.Dans la région d’Idleb, entre autres, des forces militaires et de sécurité ont mené des...
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