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Liban

Quatrième commémoration de l’attentat contre Antoine Ghanem

« Nous n’accepterons pas qu’il y ait des martyrs de première et de seconde classe, ni d’être traités comme des citoyens de seconde classe que l’on peut assassiner puis oublier et dont la cause s’effacera quand bourreau et victime auront été placés sur un pied d’égalité. » Tels étaient les mots rageurs écrits hier par Toufic Ghanem pour la quatrième commémoration de la mort de son père, le 16 septembre 2007, dans un attentat à la voiture piégée, à Sin el-Fil.
« Je ne permettrai pas que ton sang et celui de tous les martyrs de la révolution du Cèdre aient été versés en vain, affirme le message. Quant à ceux qui font obstacle et obstruction à la justice, je leur pose une seule question : qu’auraient-ils fait à ma place ? Auraient-ils abandonné leurs martyrs à l’oubli ? Auraient-ils accepté que quiconque mette en doute la justice et l’accuse d’être politisée ou biaisée ? »
Toufic Ghanem rappelle également dans son message la générosité de son père qui, en tant qu’avocat, est intervenu vingt ans durant au tribunal militaire pour défendre ceux qu’un destin contraire y faisait comparaître.
« Les sociétés et les États ne sauraient tenir sans justice, a ajouté M. Ghanem. Car sans la justice, c’est rapidement la loi de la jungle qui s’instaure, et la démocratie et la liberté qui s’étiolent. Comme nous manquons au Liban de cet État civil où tous les hommes sont égaux, où il n’y aurait pas des citoyens de première et de seconde classe, ni des martyrs de première et de seconde catégorie. »
« Nous n’accepterons pas qu’il y ait des martyrs de première et de seconde classe, ni d’être traités comme des citoyens de seconde classe que l’on peut assassiner puis oublier et dont la cause s’effacera quand bourreau et victime auront été placés sur un pied d’égalité. » Tels étaient les mots rageurs écrits hier par Toufic Ghanem pour la quatrième commémoration de la mort de son père, le 16 septembre 2007, dans un attentat à la voiture piégée, à Sin el-Fil.« Je ne permettrai pas que ton sang et celui de tous les martyrs de la révolution du Cèdre aient été versés en vain, affirme le message. Quant à ceux qui font obstacle et obstruction à la justice, je leur pose une seule question : qu’auraient-ils fait à ma place ? Auraient-ils abandonné leurs martyrs à l’oubli ? Auraient-ils accepté...
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