La poussière du 11-Septembre n’en finit pas de retomber sur la littérature, et le traumatisme des attentats a forgé en dix ans des romans du désastre qui explorent le vide physique et moral laissé par la destruction des tours jumelles de New York. Tels : Freedom de l’Américain Jonathan Franzen ; Windows on the World de Frédéric Beigbeder ( 2003) ; Un brillant avenir (2008), de Catherine Cusset ; Le deuxième avion, de l’Anglais Martin Amis, regroupant articles, nouvelles et essais ; Les ruines du futur de l’Américain Don DeLillo (2001) : il a publié également L’homme qui tombe (2008). La même année, Terroriste de John Updike ; Exit le fantôme par Philip Roth (2009) ; Paul Auster, qui a vu disparaître les tours depuis sa terrasse, écrit Seul dans le noir ; Le roman acerbe de l’Américain Ken Kalfus, Un désordre américain (2006)... La belle vie, superbe roman de Jay McInerney en 2007, commence par un dîner le 10 septembre 2011. Le lendemain, ses héros sont plongés dans l’enfer. Puis tentent d’oublier.
Le roman vertigineux de l’Irlandais Colum McCann, Et que le vaste monde poursuive sa course folle (2009), ouvre sur l’exploit d’un funambule français qui dansa entre les tours jumelles en 1974, métaphore prémonitoire.
Les attentats ne sont jamais cités mais tout y renvoie. L’auteur, dont le beau-père se trouvait dans une des tours, a vécu le drame de près.
Enfin, une fois n’est pas coutume, dans un roman acerbe de l’Américain Ken Kalfus, Un désordre américain (2006), le 11-Septembre apparaît comme une aubaine pour un couple qui se hait et espère que l’autre a péri dans les attentats...


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