Nouvelle manifestation pour la démocratie place Tahrir
OLJ /
le 10 septembre 2011 à 01h58
Plusieurs milliers d’Égyptiens se sont rassemblés hier place Tahrir, au Caire, pour réclamer un calendrier précis en vue de l’instauration de la démocratie et la fin des procès militaires intentés à des civils. Les organisateurs des manifestations qui ont contraint Hosni Moubarak à céder le pouvoir aux militaires le 11 février ont baptisé leur dernier mouvement « Corriger le tir ». Il donnera un aperçu de la popularité du Conseil suprême des forces armées (CSFA), après l’ouverture du procès de l’ex-président. Les Frères musulmans, mouvement le mieux structuré depuis la dissolution du Parti national démocrate dont Hosni Moubarak était issu, n’ont pas souhaité s’associer au mouvement. « Le peuple veut purifier l’État », pouvait-on lire sur l’une des banderoles brandies par les manifestants qui ont afflué place Tahrir. Parmi les milliers de manifestants réunis, certains s’en sont pris directement au maréchal Mohammad Hussein Tantaoui, qui assure l’intérim à la tête de l’État et qui doit témoigner à huis clos demain au procès de Hosni Moubarak. « C’est votre dernière chance. Soit vous dites que vous portez le peuple dans votre cœur, soit vous dégagez. Est-ce que vous serez capable de dire que Moubarak n’a pas donné l’ordre de tirer? » a lancé l’un d’eux. Aux yeux de nombreux Égyptiens, la « révolution du Nil », qui fit 850 morts selon le bilan officiel, tarde à porter ses fruits et beaucoup soupçonnent l’armée de chercher à se maintenir au pouvoir après les élections législatives et présidentielle promises avant la fin de l’année. Le CSFA a récemment fait savoir via Facebook que les rassemblements pacifiques seraient permis, mais qu’aucun débordement ne serait toléré. Mohammad el-Baradeï, candidat à la magistrature suprême et ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), a jugé leur mobilisation justifiée. Mohammad Saad el-Katatni, secrétaire général du Parti pour la liberté et la justice mis sur pied par les Frères musulmans dans l’optique des législatives de novembre, a en revanche prôné la patience, dans la mesure où les précédentes manifestations ont déjà donné des résultats. « S’ils ne se matérialisent pas, nous retournerons sur la place », a-t-il ajouté. Des manifestations ont également eu lieu à Alexandrie et à Suez, où trois personnes ont été arrêtées, rapportent des témoins. (Source : Reuters)
Plusieurs milliers d’Égyptiens se sont rassemblés hier place Tahrir, au Caire, pour réclamer un calendrier précis en vue de l’instauration de la démocratie et la fin des procès militaires intentés à des civils. Les organisateurs des manifestations qui ont contraint Hosni Moubarak à céder le pouvoir aux militaires le 11 février ont baptisé leur dernier mouvement « Corriger le tir ». Il donnera un aperçu de la popularité du Conseil suprême des forces armées (CSFA), après l’ouverture du procès de l’ex-président. Les Frères musulmans, mouvement le mieux structuré depuis la dissolution du Parti national démocrate dont Hosni Moubarak était issu, n’ont pas souhaité s’associer au mouvement.« Le peuple veut purifier l’État », pouvait-on lire sur l’une des banderoles brandies par les manifestants...
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