Ces mots sont ceux du chef du parti des Forces libanaises, Samir Geagea, pressé par notre confrère Magazine de répondre à ceux qui disent que le maintien du régime syrien est une garantie pour les chrétiens. « Le régime syrien a perdu sa base réelle dans le pays ; ce n’est ni l’armée ni les forces de sécurité, mais la majorité populaire. Il en est de même sur le plan arabe et international : je pense que la révolution syrienne a marqué des points », a-t-il dit, dénonçant la manière dont le gouvernement Mikati traite la crise syrienne. « À la réunion des ministres arabes des Affaires étrangères, le seul parmi les 19 qui a déclaré que le dossier syrien ne devait pas être à l’ordre du jour est le ministre libanais. Certaines choses dépassent toute logique », a déploré Samir Geagea, qualifiant l’attitude de Adnane Mansour de « ridicule ».
Interrogé sur un certain « pragmatisme » qui requiert de rester sourd et aveugle par rapport à ce qui se passe en Syrie, le leader des FL a assuré que cela « n’est pas du pragmatisme ». « Lorsqu’on en arrive à l’essence de son existence et à tout ce en quoi l’on croit, les choses changent, a déclaré M. Geagea. Prenez la déclaration présidentielle au Conseil de sécurité de l’ONU sur la Syrie, votée à l’unanimité, alors que seul le Liban s’abstenait : les milieux du Congrès US ont dit au responsable de notre bureau à Washington qu’ils comprennent ainsi que le Liban est sous domination syrienne. Pouvons-nous accepter cela ? » s’est insurgé Samir Geagea, se demandant « où est notre dignité nationale ? » et si cette position est celle du gouvernement. « Si nous continuons de cette façon, nous perdrons notre entité nationale et les autres s’adresseront à la Syrie pour tout ce qui nous concerne », a-t-il dit.
Par ailleurs, M. Geagea a une nouvelle fois affirmé que si le Hezbollah ne prenait pas « la décision de renoncer à son bras armé, cela lui coûterait de plus en plus cher ». « Le Hezbollah ne peut pas garder son statut actuel, a affirmé le leader des FL. En tant que parti politique, nous sommes prêts à traiter avec lui comme avec tous les autres. Il lui est demandé de prendre une décision stratégique d’envergure », a-t-il martelé.


Mr Amine Hassan. Cela veut tout simplement dire qu'il ne faut plus faire confiance aux promesses des conquérants. Et il semble que Sa Béatitude en ait eu quelques unes et qu'il a décidé de fermer les yeux devant les leçons de l'histoire et la réalité proche.
04 h 55, le 10 septembre 2011