Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Terrorisme

Deux groupes islamistes se disputent la responsabilité de l’attentat de Delhi

Les enquêteurs indiens étudiaient hier l’authenticité de deux différents messages revendiquant l’attentat meurtrier la veille à New Delhi, une nouvelle attaque qui a poussé le Premier ministre à admettre des « faiblesses systémiques » dans la sécurité intérieure.
L’attentat, qui a fait au moins 12 morts et près de 80 blessés devant la Haute Cour de New Delhi, a été à la fois revendiqué par une organisation se présentant comme le Harkat-ul-Jihad el-Islami (HuJI), un groupe islamiste basé au Pakistan, et par une cellule islamiste locale, les Moudjahidine indiens. Les deux messages, le premier envoyé mercredi soir et le second hier, affirmaient que l’attentat visait à demander l’abrogation immédiate de la peine de mort prononcée en 2004 à l’encontre d’un Indien du Cachemire (dans sa partie indienne, cette région est en proie depuis plus de 20 ans à une insurrection islamiste) pour son implication dans un attentat contre le Parlement en 2001. Dans la foulée de la première revendication, la police a interpellé hier deux frères propriétaires d’un cybercafé à Kishtwar, une ville située dans le sud de l’État indien du Jammu-et-Cachemire. L’un des employés a aussi été interpellé, selon une source policière sous couvert d’anonymat, sachant qu’aucune arrestation formelle n’a été rendue publique.
Affichant à la une des images sanglantes de corps déchiquetés, les quotidiens dénonçaient hier « le laxisme » des mesures de sécurité ainsi que l’incapacité des autorités à empêcher les attentats et identifier les responsables. Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, la France, les États-Unis et le Canada ont condamné l’attentat « ignoble », « acte de lâcheté » perpétré par des « terroristes ».
Sur le même plan, la compagnie nationale Pakistan International Airlines (PIA) a indiqué hier enquêter sur la provenance de deux e-mails contenant les fausses alertes à la bombe qui ont contraint deux de ses avions à se poser la veille en Turquie et en Malaisie. Le premier, qui reliait Lahore dans l’est du Pakistan à Manchester au Royaume-Uni, avait atterri d’urgence à Istanbul. Le second, en provenance de Lahore également, s’était posé à Kuala Lumpur, sa destination finale. Les passagers des deux avions avaient été évacués, les appareils fouillés, mais aucune bombe n’avait été trouvée. Parallèlement, le bilan du double attentat-suicide des talibans qui ont visé mercredi un général de l’armée en représailles à la récente arrestation d’un haut responsable d’el-Qaëda à Quetta, dans le sud-ouest du Pakistan, s’est alourdi à 27 morts, selon la police, lorsque « trois personnes hospitalisées ont succombé dans la nuit à leurs blessures ».
Le Pakistan est le principal sanctuaire dans le monde d’el-Qaëda. Les talibans pakistanais alliés à ce réseau mènent depuis quatre ans une campagne d’attentats-suicide pour la plupart – qui a tué plus de 4 600 personnes dans tout le pays et ont juré de venger la mort d’Oussama Ben Laden.
Toujours dans le même credo, un groupe radical islamique qui serait basé au Pakistan a apporté son soutien à de récentes attaques dans la région chinoise à majorité musulmane du Xinjiang, dans une vidéo mise en ligne par le centre américain de surveillance des sites islamistes SITE. Cette vidéo aurait été réalisée par le Parti islamique du Turkestan (TIP), une organisation sœur de l’ETIM, le Parti islamique du Turkestan oriental, qui figure sur la liste des organisations terroristes de l’ONU. Le Xinjiang est régulièrement secoué par des troubles en raison des fortes tensions entre Hans (ethnie majoritaire en Chine) et Ouïghours (musulmans turcophones). Nombre de ces derniers dénoncent la répression culturelle et religieuse à leur encontre.
(Source : AFP)
Les enquêteurs indiens étudiaient hier l’authenticité de deux différents messages revendiquant l’attentat meurtrier la veille à New Delhi, une nouvelle attaque qui a poussé le Premier ministre à admettre des « faiblesses systémiques » dans la sécurité intérieure.L’attentat, qui a fait au moins 12 morts et près de 80 blessés devant la Haute Cour de New Delhi, a été à la fois revendiqué par une organisation se présentant comme le Harkat-ul-Jihad el-Islami (HuJI), un groupe islamiste basé au Pakistan, et par une cellule islamiste locale, les Moudjahidine indiens. Les deux messages, le premier envoyé mercredi soir et le second hier, affirmaient que l’attentat visait à demander l’abrogation immédiate de la peine de mort prononcée en 2004 à l’encontre d’un Indien du Cachemire (dans sa partie indienne,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut