Toujours à ce propos, le ministre du Hezbollah, Hussein Hajj Hassan, a indiqué que son parti a joué un rôle actif « en vue de rapprocher les points de vue entre les protagonistes, et afin de trouver une formule acceptable pour tous ».
Le ministre du Tourisme, Fadi Abboud, a indiqué à son tour que « le bloc du CPL n’a aucune attitude négative par rapport aux propositions logiques, telles que la supervision (par un organe de contrôle) ou la sollicitation de prêts auprès des caisses arabes ou autres ». Et d’insister sur le fait que « le CPL ne négocie pas puisqu’il n’y a rien de négociable ». Le ministre a rappelé que le plan avancé par Gebran Bassil « avait à l’origine été soumis, dans ses volets financier et technique, par Électricité de France et la Banque mondiale ».
Le ministre Nicolas Sehnaoui a qualifié les arguments avancés contre le plan Bassil de « non convaincants », estimant que la raison principale est « politique ». Selon lui, le plan avancé par le CPL assure au Trésor « des économies plus importantes que le budget requis ».
Quant à Nabil Nicolas, il a affirmé que les Libanais doivent savoir que « la majorité de ceux qui s’opposent au plan de réhabilitation de l’électricité sont les députés de Beyrouth, qui bénéficie de 23 h par jour d’électricité, sachant que les autres régions libanaises souffrent d’une coupure du courant de 17 h par jour ».
« Les critiques adressées au plan de l’électricité sont clairement de nature technique et se rapportent au financement », a dit de son côté le député du courant du Futur Moustapha Allouche, qui s’est attaqué au ministre de l’Énergie, Gebran Bassil, l’accusant de vouloir « faire ce qui lui plaît en matière de deniers publics ».
Le député du même courant, Kazem el-Kheir, a qualifié les propos de M. Bassil de « mensongers », soulignant qu’ils « visent à créer la discorde » pour que le ministre « puisse faire passer son projet ». Et d’insister sur le fait que l’autorité de régulation est la pierre d’achoppement susceptible d’améliorer le secteur électrique, « qui n’a pas besoin d’usine comme le prétend Bassil mais plutôt qu’un terme soit mis au gaspillage ».


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