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Moyen Orient et Monde - Conflit

La menace d’une attaque plane sur Bani Walid en Libye

L’OTAN dit se rapprocher « considérablement » du succès
de son intervention qui devrait s’achever « bientôt ».
La menace d’une attaque planait hier sur Bani Walid, au sud-est de Tripoli, devenue selon les nouvelles autorités un repaire pour des proches de Mouammar Kadhafi en fuite, après l’échec de négociations pour sa reddition pacifique. Les forces pro-CNT (le Conseil national de transition) attendaient une décision des nouvelles autorités pour entrer ou pas à Bani Walid, inquiètes que des civils soient utilisés comme « boucliers humains » par les pro-Kadhafi. « Nous attendons toujours la décision du CNT. Ils ne veulent plus de sang », a déclaré Abdelrazzak Naduri, commandant opérationnel sur ce front. Selon le négociateur en chef du CNT pour la reddition de la ville, Abdallah Kenchil, « les soldats de Kadhafi ont aussi fermé les portes de la ville et ne laissent plus passer les familles. Ça nous inquiète, on ne veut pas tuer de civils dans un assaut ». Mais « il faut entrer dans le centre avec les armes, nous ne devrions pas leur donner plus de temps. Je pense que nous entrerons dès que nous en aurons la permission », a-t-il poursuivi.
De Misrata, contrôlée par le nouveau régime au nord-ouest de Bani Walid, des patrouilles viennent sillonner le désert autour de la ville. Et vendredi, des observateurs ont repéré « un grand convoi » de véhicules pro-Kadhafi arrivant à Bani Walid. Dans la nuit de samedi à dimanche, « une partie du convoi est repartie vers le sud », pour une destination inconnue dans le désert, selon un chef de brigade à Misrata. Une dizaine de personnes proches de M. Kadhafi, dont Mansour Daw, chef des brigades sécuritaires sous l’ère Kadhafi, sont rentrées dimanche à Agadez (nord du Niger) venant de Libye, a-t-on appris hier de source touareg. Selon des responsables locaux, la majorité des hommes fidèles à l’ancien régime a fui avec Seif el-Islam qui, selon le commandant Naduri, s’est échappé il y a quelques jours de Bani Walid en prenant la direction de Sebha, autre fief de l’ancien régime dans le sud du pays. Les responsables locaux ont également évoqué la présence ces derniers jours à Bani Walid de deux autres fils de Mouammar Kadhafi, Saadi et Moutassim, sans pouvoir dire hier s’ils y étaient encore. En revanche, ils ont affirmé que Moussa Ibrahim, porte-parole du gouvernement de l’ancien régime, se trouvait toujours dans l’oasis.
À Syrte, autre bastion des fidèles à M. Kadhafi désormais cerné par les pro-CNT, les négociations se poursuivent. Sur le front est de la ville, la guerre a pris depuis une semaine la forme d’un jeu du chat et de la souris fait de brefs échanges d’artilleries et de raids d’éclaireurs.
Après plus de cinq mois d’intervention en Libye, le secrétaire général de l’Alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen, a estimé hier que l’OTAN s’est « considérablement rapprochée » du succès de son intervention qui devrait s’achever « bientôt ». La capture éventuelle du dirigeant libyen en fuite Mouammar Kadhafi « n’est pas un facteur décisif », a toutefois jugé M. Rasmussen, car « les personnes, y compris Kadhafi, ne constituent pas des cibles » pour l’OTAN. À Tripoli, le conseiller spécial du secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon, Ian Martin, en visite auprès des nouvelles autorités du pays, a déclaré que les Nations unies étaient prêtes à les assister dans la préparation des prochaines élections. Le CNT a annoncé qu’il comptait diriger le pays jusqu’à l’élection dans huit mois d’une assemblée constituante d’environ 200 membres, avant des élections générales un an plus tard. Mais ce calendrier ne débutera que lorsque les nouvelles autorités, qui disent contrôler actuellement 90 % du territoire libyen, auront déclaré la libération totale du pays, a expliqué M. Martin. En outre, le vice-président du CNT a affirmé hier que l’instance ne déménagera à Tripoli qu’après la libération de l’ensemble du territoire. Le CNT a également annoncé qu’il allait enquêter sur des informations de presse selon lesquelles la Chine aurait proposé d’importantes quantités d’armes en juillet à Mouammar Kadhafi, ce que Pékin a démenti.
(Source : AFP)
La menace d’une attaque planait hier sur Bani Walid, au sud-est de Tripoli, devenue selon les nouvelles autorités un repaire pour des proches de Mouammar Kadhafi en fuite, après l’échec de négociations pour sa reddition pacifique. Les forces pro-CNT (le Conseil national de transition) attendaient une décision des nouvelles autorités pour entrer ou pas à Bani Walid, inquiètes que des civils soient utilisés comme « boucliers humains » par les pro-Kadhafi. « Nous attendons toujours la décision du CNT. Ils ne veulent plus de sang », a déclaré Abdelrazzak Naduri, commandant opérationnel sur ce front. Selon le négociateur en chef du CNT pour la reddition de la ville, Abdallah Kenchil, « les soldats de Kadhafi ont aussi fermé les portes de la ville et ne laissent plus passer les familles. Ça nous inquiète, on ne...
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