"L'Iran est certain que le peuple et le gouvernement syriens sont capables de parvenir à un règlement de la crise par le dialogue et en s'abstenant de toute violence", a déclaré Hassan Ghashghavi, vice-ministre des Affaires étrangères.
L'Iran, inquiet du possible effondrement de son principal allié au Moyen-orient, appelle depuis le début de la crise à une solution politique en Syrie. Téhéran n'a toutefois jamais condamné les violences du régime de Damas, contrairement à ses prises de position dans toute les autres révoltes populaires qui ont secoué le monde arabe depuis le début de l'année.
Selon l'ONU, les violences ont fait au moins 2 200 morts en Syrie depuis le début des manifestations contre le régime à la mi-mars, en majorité des civils.
L'Iran, qui accuse également les Occidentaux et Israël d'attiser la révolte en Syrie, "condamne toute forme de provocation étrangère dans ce pays, en particulier par les sionistes et les Américains qui cherchent à affaiblir le front de la résistance" anti-israélienne, a réaffirmé M. Ghashghavi.
Le vice-ministre a enfin renouvelé les critiques iraniennes contre l'intervention militaire de l'Arabie saoudite et des Emirats arabes unis à Bahreïn pour aider la monarchie sunnite bahreïnie à réprimer la contestation d'une population à majorité chiite, comme en Iran. "L'envoi par certains pays de la région de 12 000 hommes à Bahreïn a violé de facto l'indépendance et la souveraineté de cette nation", a affirmé M. Ghashghavi en ajoutant que la crise ne pourrait être réglée que par des élections générales sur la base "d'un homme, un vote".


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