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Liban

Fadlallah : La résistance ne peut faire l’objet d’un dialogue ou d’un compromis

Le député Hassan Fadlallah, membre du bloc du Hezbollah, a indiqué hier que « rien, absolument rien ne pourra atteindre la résistance ».
« Quels que soient le vacarme, l’escalade, les calomnies, l’injustice, les tentatives de leurre ou d’altération de l’image de la résistance, rien ne pourra effleurer même celle-ci qui restera fidèle à ses choix », a indiqué le député lors d’une allocution prononcée à Kabriha. Cela sera le cas « jusqu’à ce que cette résistance achève de libérer le territoire, en le protégeant et en le défendant dans le cadre de l’équation immuable armée-peuple-résistance », a ajouté M. Fadlallah.
« Personne ne pourra porter atteinte aux armes de la résistance, encore moins à ses moujahidine, à son image ou à sa volonté. Personne, que ce soit à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, ne pourra la faire dévier de son parcours », a-t-il martelé. Et d’affirmer que la question de la résistance « n’est pas discutable ou susceptible de faire l’objet d’un dialogue ou d’un compromis ».
« La résistance appartient à la résistance et ses armes servent à atteindre des buts nationaux, nobles et honnêtes, et rien ne pourra changer cette équation, quoi qu’on en dise », a insisté le député.
Selon lui, tous les paris faits au Liban ou à l’extérieur, que ce soit sur la guerre israélienne de juillet 2006 ou sur le Tribunal spécial pour le Liban avec son acte d’accusation, ou encore sur la discorde interne, sont caducs.
« Ceux qui complotent contre la résistance n’ont plus qu’un dernier choix, celui de voir un changement régional survenir, plus particulièrement en Syrie, de manière à les aider à mettre la main une fois de plus sur le Liban », a-t-il dit, soulignant que ce pari est celui « des perdants ».
Et d’accuser sans les nommer les forces du 14 Mars de chercher à impliquer le Liban dans ce qui se passe en Syrie. « Celle-ci ainsi que son peuple peuvent gérer leurs affaires eux-mêmes comme ils l’entendent », a déclaré M. Fadlallah. Le député s’est ainsi prononcé en faveur d’ « une Syrie dont nous voulons voir préserver la stabilité ainsi que sa position de résistante, afin qu’elle puisse continuer à soutenir le Liban, la cause palestinienne et les questions arabes justes ».
M. Fadlallah s’en est pris ainsi à « ceux qui cherchent à s’ingérer dans les affaires internes syriennes, en harmonie avec les ingérences américaines et extérieures ».
Or, a-t-il poursuivi, « le Liban ne peut assumer ce poids et cette responsabilité ».
« Nous n’accepterons pas que le Liban se compromette de la sorte en déclarant son adversité à un pays frère », a encore souligné M. Fadlallah, qui a invité l’opposition à abandonner cette politique et à revenir à la raison, ainsi qu’à « la logique de la Constitution, du règne de la loi et des équilibres intérieurs ».
« Le problème de l’opposition, a enchaîné le député, est qu’elle a l’œil sur le pouvoir et ne peut pas concevoir son rôle politique en dehors du pouvoir auquel elle s’est habituée depuis 2005. Les larmes sont versées à cause de la perte du pouvoir et rien d’autre », a-t-il ironisé.
M. Fadlallah a également stigmatisé le fait que l’opposition s’en était même pris à l’un piliers sécuritaires du pays, à savoir l’armée, soulignant que le fait d’attaquer l’institution militaire signifie que « c’est également la résistance qui est visée ainsi que l’unité du pays ».
Évoquant par ailleurs la question du gouvernement, le député a répondu implicitement aux critiques faisant état de dissensions au sein de l’exécutif. « Depuis la formation de ce gouvernement, nous avions bien précisé qu’il s’agit d’un gouvernement national (...) regroupant une alliance de blocs, et que, par conséquent, il n’est pas issu d’un seul bloc et n’est pas un gouvernement monochrome », a-t-il dit.
Au sujet du dossier de l’électricité, enfin, il a exprimé son souhait de voir ce projet « soustrait aux tiraillements politiques ».
Le député Hassan Fadlallah, membre du bloc du Hezbollah, a indiqué hier que « rien, absolument rien ne pourra atteindre la résistance ».« Quels que soient le vacarme, l’escalade, les calomnies, l’injustice, les tentatives de leurre ou d’altération de l’image de la résistance, rien ne pourra effleurer même celle-ci qui restera fidèle à ses choix », a indiqué le député lors d’une allocution prononcée à Kabriha. Cela sera le cas « jusqu’à ce que cette résistance achève de libérer le territoire, en le protégeant et en le défendant dans le cadre de l’équation immuable armée-peuple-résistance », a ajouté M. Fadlallah. « Personne ne pourra porter atteinte aux armes de la résistance, encore moins à ses moujahidine, à son image ou à sa volonté. Personne, que ce soit à l’intérieur ou à...
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