L'administration américaine a ajouté qu'elle continuait d'étudier le rapport de l'ONU sur cet incident qui a coûté la vie à neuf Turcs en 2009, et n'a pas commenté le document.
"Les Etats-Unis ont une amitié ancienne tant avec Israël qu'avec la Turquie", a rappelé dans un communiqué Victoria Nuland, la porte-parole du département d'Etat. "Nous regrettons qu'ils aient été incapables d'aboutir à un accord sur des mesures qui auraient été à même de résoudre leur différend avant la publication du rapport".
La Turquie a pris vendredi des mesures de rétorsion contre Israël, qui refuse de s'excuser, au lendemain de la révélation d'un rapport de l'ONU estimant que l'armée israélienne avait eu recours à une force "excessive et déraisonnable" contre une flottille humanitaire qui tentait de briser le blocus maritime israélien de la bande de Gaza.
Le rapport reconnaît par ailleurs la légalité du blocus maritime de Gaza au regard du droit international.
Ankara a annoncé l'expulsion de l'ambassadeur israélien, une suspension des accords militaires entre les deux pays et une saisine de la Cour internationale de Justice.
"Nous espérons (que les deux pays) vont continuer à chercher le moyen d'améliorer leur relation ancienne, et nous allons les encourager tous deux dans ce sens", écrit la porte-parole de la diplomatie américaine, ajoutant que les Etats-Unis "regrettent profondément les vies perdues et les blessures subies" parmi les passagers de la flottille.
Selon des analystes, la brouille entre Israël et la Turquie, qui avait été en 1949 le premier pays majoritairement musulman à reconnaître l'Etat juif, pourrait envenimer les relations entre Ankara et Washington.


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