Saadi prêt à se rendre
Mercredi soir, un des fils du colonel, Seif al-Islam, disant se trouver dans une banlieue de Tripoli, a appelé, dans un message diffusé par Arrai, à « résister » face aux rebelles et affirmé que son père se portait bien. Mais un autre fils de l’ex-homme fort libyen, Saadi, même s’il est considéré comme beaucoup moins influent sur la scène politique, a en revanche affirmé être prêt à se rendre pour arrêter « l’effusion de sang », témoignant d’une division au sein du clan Kadhafi. Il a précisé parler en son nom.
Par ailleurs, plusieurs hauts dirigeants du régime déchu se seraient réfugiés en Algérie et en Égypte, a rapporté hier la chaîne de télévision émiratie al-Arabiya, citant le CNT. En outre, le Premier ministre du gouvernement déchu, al-Baghdadi Ali al-Mahmoudi, a annoncé hier son ralliement au nouveau pouvoir intérimaire libyen. L’intéressé, qui a précisé se trouver toujours en Libye, a annoncé la nouvelle sur la chaîne al-Arabiya. Mercredi, les rebelles avaient arrêté le ministre des Affaires étrangères de M. Kadhafi, Abdelati al-Obeidi, a annoncé le vice-président du Conseil militaire des insurgés, Mehdi Harati, sans donner plus de détails.
L’ultimatum repoussé
Sur le terrain, des rumeurs circulaient ces derniers jours à Tripoli sur de possibles attaques des loyalistes, notamment avec des voitures piégées, pour le jour anniversaire du coup d’État de Kadhafi ayant renversé le roi Idriss, en 1969. Toutefois, hier, la situation semblait calme.
Sur le front, le CNT a repoussé d’une semaine, jusqu’au 10 septembre, l’ultimatum lancé aux soldats et partisans de M. Kadhafi, notamment ceux qui défendent sa ville natale, Syrte. Le CNT leur laisse ce délai pour déposer les armes, faute de quoi l’assaut sera lancé contre leurs positions. Le ministre de la Défense des rebelles s’est ainsi déplacé hier sur le front est de Syrte en vue d’une reddition pacifique de la ville. « Il n’y aura pas d’attaque sur Syrte pour le moment. Nous poursuivons nos efforts pour négocier et entrer pacifiquement dans la ville », a assuré Jalal al-Deghili. Mercredi, l’OTAN a mené des raids aériens contre des batteries lance-roquettes près de Syrte. L’Alliance a également visé un dépôt de munitions et un centre de commandement près de Bani Walid, a annoncé un porte-parole à Bruxelles. Sur la route proche de la côte, les rebelles, qui s’étaient avancés ces derniers jours jusqu’à Abou Graïn (80 km à l’ouest de Syrte), ont reçu l’ordre de se replier jusqu’à al-Sadaada (environ 150 km à l’ouest de Syrte), ont-ils indiqué.
(Sources : agences)

